Argent et Spiritualité font-ils bon ménage?

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Les croyances négatives liées à l’argent

Par Sat Nam

On entend souvent dire que spiritualité et argent ne vont pas bien ensemble. Que l’argent n’a rien à faire dans la sphère spirituelle, car l’argent est associé au matériel et donc au Mal, en opposition au spirituel, le Bien. Il y a déjà énormément de croyances négatives par rapport à l’argent en général, mais lorsque l’on l’associe à la spiritualité c’est encore pire ! Ces croyances négatives trouvent principalement leurs racines dans notre culture occidentale judéo-chrétienne. Pour mieux les comprendre, il faut remonter jusque dans notre passé et dans notre Histoire.

Un peu d’Histoire…

C’est dans le Christianisme, la religion la plus largement répandue en Occident que nous trouvons certains fondements de ces croyances négatives liées à l’argent.

Il y a bien-sûr l’épisode de la Purification du Temple par Jésus dans le Nouveau Testament. Jésus se met en colère et chasse à l’aide de son fouet les marchands du temple ainsi que leurs clients. Il renverse les comptoirs des changeurs d’argent, ainsi que les chaises des marchands de pigeons, et il leur dit : « On appellera ma maison une maison de prière, mais vous, vous en faites un repaire de brigands ». De cet épisode on retient que Jésus n’a pas supporté que la « Maison du Père » devienne un lieu d’activités commerciales.

On retient également sa célèbre phrase : « Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ».

Il y a une différence entre ce que Jésus a dit et ce qui a été retransmis dans les Évangiles, et surtout l’interprétation qui en a été faite.

Le message de Jésus dans cette citation est que l’accumulation de biens matériels et la poursuite de la richesse ne sont pas des fins en soi, et que ce ne sont pas les buts de l’existence terrestre. Puisqu’au moment où nous retournons au « royaume de Dieu », lorsque nous retournons à la Source, nous n’emporterons rien de matériel avec nous.

Ou encore : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi ».

Cette citation nous dit que c’est dans la générosité et le partage des richesses que l’on trouve notre véritable nature et notre joie, que tout ce qu’on donne nous sera rendu. Ce que fais aux autres je le fais à moi-même, quand je donne inconditionnellement, je reçois. Et que finalement, comme nous sommes tous des expressions de la Source (ou fils et filles de Dieu) nous possédons déjà tous les trésors du ciel.

Il dit aussi : « Bienheureux les pauvres qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient ; bienheureux ceux qui pleurent, car c’est eux qui seront consolés ; bienheureux les doux, car c’est eux qui hériteront de la terre ; bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car c’est eux qui seront rassasiés ».

Parfois cette citation a été reprise en mettant « pauvreté » seul et en supprimant le « spirituelle », ce qui déforme le message complètement. Cette dernière citation réaffirme ce que je viens d’expliquer : peu importe notre état de pauvreté (spirituelle ou autre), peu importe nos malheurs, nos peurs et nos doutes. Car en suivant le chemin du retour à la Source, celui de l’Éveil spirituel, nous réalisons que tout nous est déjà donné car nous sommes le Tout manifesté. Et qu’ultimement la Source est richesse, consolation, justice et Amour pour les âmes en peine qui reviennent à la maison.

Dans la Bible, la richesse est un moyen de servir Dieu, la richesse est un moyen et non une fin. Seulement, au cours de notre Histoire il y a un fossé énorme qui s’est creusé entre l’Église et les messages initiaux de Jésus. Au cours des siècles l’argent et les métiers liés à l’argent ont été condamnés, L’Église a utilisé ses messages pour prôner la pauvreté comme vertu spirituelle. C’est assez ironique, puisqu’au moment des colonisations des Amériques, les conquistadors, appuyés par l’Église, se sont rués sur l’or des Aztèques et des Incas, pillant leurs temples et leurs palais. Puis plus tard, ils ont fait de même pour les ressources minières et les pierres précieuses lors de la colonisation de l’Afrique. Les missionnaires ont également prêché la bonne parole aux colonisés pour les convaincre de se détacher des richesses de leurs terres. En leur disant qu’en faisant vœux de pauvreté ils se garantiraient une place au « royaume de Dieu».

Aujourd’hui l’état le plus petit au monde est le Vatican et c’est aussi le plus riche ! Il repose sur une réserve d’or de 2 tonnes sans compter l’immobilier, les œuvres d’arts, les monuments et les bénéfices annuels qui chiffrent en dizaines de millions d’euros, le blanchiment d’argent et les actions qu’il possède. Et sans compter bien-sûr, les innombrables trésors encore secrets qu’il détient…

Alors oui, l’Église ne veut pas qu’on amasse de l’argent car c’est mauvais pour nous, il vaut mieux s’en débarrasser et leur donner car eux savent quoi en faire de cet instrument du diable ! L’Église a simplement compris que l’argent pouvait être utilisé comme instrument de contrôle et de pouvoir sur les croyants.

En ce qui concerne le Judaïsme, un des arguments antisémites les plus répandus est que les Juifs sont avides d’argent et des profiteurs. Là aussi regardons les origines de ces croyances : puisque l’Église a décrété que les métiers liés à l’argent, comme le prêt avec intérêt, sont mauvais et sont les activités du diable (puisqu’en concurrence directe avec leur projet d’accumulation des richesses au sein de l’Église), les chrétiens n’avaient pas le droit d’exercer ces métiers.

Les juifs quant à eux, ont subi une forte discrimination depuis l’Antiquité. Lors du quatrième Concile de Latran au Moyen-âge, l’Église décrète que le commerce de l’argent et l’usure sont une hérésie. Les juifs et non-chrétiens n’ont pas le droit de posséder de la terre (donc pas le droit d’exercer de métier lié à la terre), n’ont pas le droit d’exercer de fonctions politiques et la plupart des professions libérales. Reste donc les métiers liés à l’argent, notamment le prêt avec intérêt. Les rabbins y sont opposés aussi, mais vu le peu de débouchés pour les juifs, ils laissent faire. Les juifs sont donc devenus les prêteurs, les usuriers et les banquiers. Au cours des siècles, ils se sont mis a excellé dans ce domaine. Voilà comment est né le mythe du juif obsédé par l’argent.

Il y a en fait une différence fondamentale entre les textes chrétiens et les textes juifs concernant la richesse. Dans l’Ancien Testament, la richesse est perçue comme une bénédiction. Au Xème siècle avant JC, lors de l’inauguration du Temple, Salomon déclare que « le peuple juif ne doit s’enrichir que pour enrichir les autres et qu’il ne peut être heureux que si ceux qui l’entourent le sont aussi ». Mais il dit aussi : « Ne te tourmente pas pour t’enrichir, n’y applique pas ton intelligence. Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître ? Car la richesse se fait des ailes, et comme l’aigle, elle prend son vol vers les cieux ».

Pour les juifs, être béni de Dieu c’est être comblé de richesse, mais ce n’est pas non plus une fin en soi car c’est seulement temporaire. Le judaïsme ne condamne pas la richesse mais la pauvreté, alors que pour l’Église c’est l’inverse.

Au XVIème siècle, le christianisme s’est scindé en deux et le protestantisme est né. Son influence est encore grande aujourd’hui dans les pays anglo-saxons. Le protestantisme ouvre le champ au prêt avec intérêt (autrefois associé aux juifs comme je viens de l’expliquer), renforce l’idée de l’individu, et porte aux nues la valeur du travail. On dit que le protestantisme serait la base du capitalisme, on comprend en tout cas pourquoi les Anglo-saxons sont beaucoup plus décomplexés quant aux questions relatives à l’argent en général.

Argent et spiritualité aujourd’hui

On voit donc à travers notre Histoire comment ces croyances négatives par rapport à l’argent ont été transmises de génération en génération. Aujourd’hui encore, la richesse et les gens riches sont souvent perçus comme mauvais (surtout dans les pays latins, la France notamment !).

Dans le domaine de la spiritualité, on est vite catalogué de charlatan quand on offre des services qui ne sont pas tangibles matériellement. Pour d’autres, travailler dans le domaine spirituel ou du développement personnel est associé avec le fait de se sacrifier au nom de l’Amour et de la Lumière comme Jésus sur la croix, et donc demander de l’argent en retour est vu comme une sorte d’hérésie !

Mais tout travaille mérite salaire. Nous sortons de l’âge du Poissons, fini le sacrifice et le martyr ! Travailler gratuitement équivaut en effet à un sacrifice ou à de l’esclavage. De plus, quand on connaît les lois fondamentales de l’Univers, on sait que l’état originel de l’Univers est abondance, et l’abondance financière en fait partie, puisque pour le moment l’argent est notre moyen d’échange. Quand on travaille en faisant ce qu’on aime, quand on suit sa passion et sa mission de vie, et qu’on est donc aligné avec la volonté de notre âme, c’est tout à fait naturel que l’abondance soit une conséquence positive de cet état.

Prenons un boulanger, par exemple, pour qui sa passion est de faire du pain. Il se lève toutes les nuits à 3 heures du matin pour préparer son pain et le vendre dans la matinée. On n’entre pas chez le boulanger en lui disant : « Mais puisque c’est votre passion de faire du pain, vous pouvez me le donner gratuitement, non ? ». Alors pourquoi est-ce qu’on attendrait cela de quelqu’un qui travaille dans le domaine spirituel ou le développement personnel ? Quand on va voir un medium, on lui demande un service, ce service c’est de communiquer avec les défunts et de jouer le rôle d’intermédiaire. Quand on va voir un guérisseur, on lui demande de nous aider à guérir. Quand on va voir un astrologue on lui demande d’étudier notre thème astral et de nous en faire un compte rendu. Ce sont des métiers de services comme les autres qui demandent du travail et de l’énergie et qui donc sont rétribués.

Certes, je ne nie pas que les charlatans et autres pseudo-gourous existent, mais en général quand on a un minimum d’intuition on les repère à dix mille kilomètres : tarifs exorbitants, publicités mensongères et tape à l’œil, fausses promesses, manipulations, etc.

Regardons aussi les cultures traditionnelles: le chaman du village est à la fois le guide spirituel de sa communauté, l’intermédiaire entre le monde terrestre et celui des esprits et le guérisseur. Généralement, le chaman ne demande rien en échange de ses soins ou services, mais sa communauté le rétribue toujours d’une manière ou d’une autre, en donnant en échange des vêtements ou de la nourriture par exemple. Dans certaines communautés indigènes cet échange naturel est toujours présent, cela va de soi.

Dans notre société nous utilisons l’argent comme valeur d’échange.

L’argent est souvent vu comme quelque chose de sale, car il est vrai qu’il a été utilisé a tors et à travers et pas forcément pour faire le bien. Or l’argent en lui-même n’y est pour rien, l’argent est une énergie parfaitement neutre, c’est ce qu’on en fait qui détermine l’impact négatif ou positif de ce dernier. Pendant longtemps la valeur de l’argent était basée sur les métaux comme l’or ou l’argent. On échangeait des pièces d’or, mais comme elles étaient lourdes et peu pratique on les a remplacées par l’ancêtre du billet. L’or et l’argent sont produits naturellement sur notre terre, est-ce que ces métaux sont intrinsèquement négatifs ? Non. Alors pourquoi l’argent le serait-il ? Il a été créé par la Source tout comme l’or, les diamants ou les perles…

Quand on a des croyances négatives par rapport à l’argent, il faut aller voir plus loin et investiguer. C’est souvent une manière de compenser l’impuissance que l’on ressent de ne pas pouvoir en gagner assez ou en faisant ce qu’on aime faire dans la vie. D’ailleurs, il y a peu de gens aisés ou de gens alignés avec leur mission qui ont des croyances négatives par rapport à l’argent. Mais le problème quand on a ce genre de croyances, c’est que de fait, on bloque le flux naturel abondant de l’univers (cf. mon article sur la Loi d’attraction), ce qui créé encore plus de frustrations et de manifestations négatives…

Personnellement, je reviens de loin. Je viens d’une famille où l’argent était tabou. Dans certaines familles c’est le sexe, dans la mienne c’était l’argent. Dans ma jeunesse, quand je posais des questions par rapport à l’argent on me disait : « On ne parle pas de ça, ça ne te regarde pas ! ». L’argent était inconsciemment vu comme quelque chose de mal dont il fallait avoir honte. A la base ma famille n’était pas pauvre, plutôt classe moyenne, mais quand mon père a pris sa retraite, mes parents ont été victime d’une escroquerie bancaire et ont perdu tout ce qu’ils avaient. Quelques années plus tard ma mère (qui a dû retrouver du travail à 50 ans passés) a eu un cancer des reins et on a dû lui en enlever un. Les reins sont liés à la peur par rapport à la sécurité, la survie et l’argent, d’où l’expression « avoir les reins solides » (avoir suffisamment de ressources). Ma grand-mère, paix à son âme, alors qu’elle menait une vie confortable est morte sans un sou. Les croyances négatives liées à l’argent (même si inconscientes) ont manifesté des drames financiers dans ma famille. J’ai dû faire un travail en profondeur pour me débarrasser de toutes ces croyances (et ce n’est peut-être pas encore fini !).

Aux États-Unis, le développement personnel et la spiritualité sont devenus un business qui se chiffre en milliards de dollars. Les Américains sont complètement décomplexés par rapport à l’argent, et il n’y a rien de mal à cela. Cependant on assiste parfois à des grandes messes et des shows spirituels à l’américaine qui font mousser certains egos spirituels dans le business. On arrive parfois à se demander qu’est-ce qui devient le plus important : aider sincèrement les gens ou faire de l’argent ? Dans ce domaine, je suis pour la voie du milieu : entre le business à milliards américain et la mentalité française où quand on est exerce dans ce domaine, il faut limite demander pardon et se repentir quand on demande de l’argent en échange des consultations, stages, livres ou autres…entre ces deux extrêmes il y a un juste milieu ! L’essentiel est de travailler avec sincérité dans une démarche d’aide et de compassion vis-à-vis de son prochain, porté par la joie et la passion d’exercer son métier.

Cela étant dit, l’argent et le système monétaire tel qu’il existe aujourd’hui (c’est-à-dire créé par les banques à partir de rien et non sur des réserves d’or) va disparaître, car il a été utilisé comme moyen de contrôle sur les populations. On est à la veille d’un effondrement économique mondial et dans les années qui viennent, nous allons inventer des nouvelles formes d’économie et un nouveau système de taxation. Je pressens et en tout cas j’espère, que nous adopterons le revenu universel pour tous, afin que chaque être humain puisse vivre dignement sur cette planète, et faire le choix de travailler ou non. Mais quand on trouve et qu’on exerce sa passion, est-ce vraiment encore du travail ?

Sat Nam

Source : http://www.gabrielleblocker.com/

Partagé par : www.messagescelestes-archives.ca – Messages Célestes


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