Dans le Coeur de l’Amour – Ma Ananda Moyi – Octobre 2015 (Partie 3 de 4)

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Dans le Coeur de l’Amour

Ma Ananda Moyi
Octobre 2015

Questions/Réponses
Partie 3

…Suite de la Partie 2
Voir la partie 1

Nous avons été amenés les uns et les autres, Étoiles, Anciens et Archanges, à vous conduire sur un chemin, afin que vous découvriez par vous-mêmes qu’il n’y a aucun chemin. Mais nous vous avons approchés de ce but. Et là, vous êtes tous seuls, au seuil, même si nos Présences continueront à vous aider jusqu’au dernier moment, même si vos contacts avec les autres dimensions au sein même de la nature, ou en d’autres états de l’être, au sein du corps d’Êtreté, tout cela n’a qu’un temps et n’est destiné qu’à vous approcher au plus proche de la réalité ultime qui est la seule Vérité.

Alors bien sûr chaque Étoile vous a donné, pour certaines en tout cas, leur propre chemin de vie, elles vous ont expliqué comment elles se sont tendues vers un seul objectif, que cela soit par la Voie de l’Enfance de Thérèse, que cela soit par les connaissances de Hildegarde de Bingen, à son époque, cela ne fait aucune différence. Le moteur bien sûr, c’était la soif du Christ, de ce que représente le Christ, bien au-delà du personnage historique.

Si je devais m’exprimer devant les orientaux, je parlerais de Krishna. En d’autres traditions j’emploierais d’autres mots. Mais les mots là aussi ne sont que des ornements, que des moyens de se représenter quelque chose au sein de la conscience. C’est tous ces conditionnements liés aux formes, liés au temps, liés à l’espace, liés au passé ou au futur qui doivent s’éteindre en vous, afin de laisser éclore la Joie, sans la restreindre en aucune façon et en aucune manière. Si vous saisissez cela, alors la voie vous est plus qu’ouverte, vous l’êtes déjà.

Si cela ne se produit pas, dès l’instant où cela ne se produit pas, la conscience limitée comme illimitée au sein du Soi va essayer de se rapprocher de cet état, et là serait l’erreur. Parce que dès cet instant vous faites intervenir la volonté, la volition, le désir, même si ce désir n’est pas situé au niveau du corps astral mais à un niveau plus sublimé, comme celui de l’âme ; ils ne font que vous éloigner de la Vérité de l’être. C’est en ce sens que l’ici et maintenant est un bon critère, et un bon état. Mais au-delà de Hic et Nunc, au-delà de l’instant présent, il y a bien sûr je dirais l’ultime polarité de la conscience qui veut connaître le Mystère, le Mystère d’elle-même, et pour cela elle doit disparaître.

Au niveau de l’âme, c’est la même chose qu’au niveau de la personne, la réponse n’est pas au niveau de la personne, la réponse n’est même pas au niveau de l’âme, elle est en l’esprit de Vérité, en l’Esprit du Soleil, en le Chœur des Anges, mais au-delà de toutes ces personnifications, au-delà de toutes ces énergies, ces vibrations. Qui vous ont aidés à un moment donné ou qui vous aident encore peut-être. Que souhaitez-vous ? Qui êtes-vous ? Là se situe la clé du problème.

Rappelez-vous, vous n’êtes ni ce corps ni cette conscience ni même le Soi. Vous n’êtes aucune de vos vies passées, vous n’êtes aucune de vos vies futures, vous n’êtes rien de ce qui voyage de dimension en dimension. Vous n’êtes même pas le corps d’Êtreté qui n’est lui aussi qu’un véhicule, qui vous constitue dans les dimensions, mais vous n’êtes pas constitué de cela. Vous êtes le joyau.

Réaliser cela c’est déjà l’accepter, dans votre chair, dans vos émotions, dans vos pensées, dans vos affects au sein même de la société, même si elle vous donne à voir exactement l’inverse. Il faut garder le cap, si je puis dire, mais ne pas le chercher. Une fois que cela est posé, oubliez-le et vivez votre vie, soyez le plus simple et le plus humble possible, ne cherchez rien, en tout cas en ce qui concerne un quelconque objectif que vous pourriez nommer spirituel ; il n’en est rien. Tout ceci ne sont que des jeux. Certains jeux peuvent vous rapprocher, et nous avons essayé de mener ce jeu avec vous. Beaucoup d’entre vous y sont parvenus, d’autres pas. Il n’y a pas de jugement, il n’y a que la réalité de la Lumière en ses différentes Demeures, en ses différentes Maisons.

La capacité de l’homme est toujours de prendre et de saisir ce qui apparaît sous les sens, ce qui apparaît sous l’intellect, ce qui apparaît selon ses désirs et ses affects. Tout cela ne sont que des jeux de personne ou des jeux d’âme mais ne sont pas la volonté de l’Esprit. La volonté de l’Esprit est justement d’être, sans volonté, juste d’être là, que vous en soyez conscient ou pas, que vous en ayez conscience, que vous l’acceptiez, que vous le refusiez, cela ne changera rien.

Seule la personne croit qu’elle peut se détourner de ce qu’elle est en vérité, seule l’âme croit qu’il y a une évolution, une amélioration de quelque chose. Mais leur voie, le vrai principe a toujours été là. C’est à cela d’ailleurs qu’on reconnaît, non pas un sage mais un Libéré. Il n’a que faire des étiquettes, il n’a que faire des mots, il n’a que faire des définitions, il n’a que faire de l’évolution, il n’a que faire de ce qu’il a été ou ce qu’il sera, puisque ce qu’il est, il l’est de toute Éternité, avec ou sans le corps. Il n’y a plus de franges d’interférence, il n’y a plus de résistance organisée en quelque plan que ce soit.

Le plus dur, effectivement, est d’accepter de vous dessaisir de tout ce que vous croyez tenir et surtout au niveau de ce que vous nommez la spiritualité. Bien sûr qu’il est plus agréable d’être en joie que d’être en tristesse, nous sommes bien d’accord. Mais la recherche de la joie induit déjà la tristesse.

La Joie est ce que vous êtes, ce n’est pas ce que vous avez à trouver. L’Amour est ce que vous êtes, ce n’est pas ce que vous avez à chercher.

Là aussi, le fait de chercher quelque chose qui est déjà là met encore plus une distance entre la Vérité et vous. N’oubliez pas que la personne n’est là que pour masquer cette Éternité, du fait des circonstances particulières de ce monde. Et l’âme aussi se croit chargée d’une mission. L’âme se croit portée par la matière ou par l’Esprit, elle se croit quelque chose alors qu’elle n’est qu’un médium, comme votre corps n’est qu’un véhicule et un médium.

Mais n’oubliez pas que par rapport à ce que je dis, il ne faut développer aucune culpabilité quel que soit votre point de vue et quel que soit l’emplacement de votre conscience en ce monde ou ailleurs. Il y a juste à se rendre compte de cela, parce que si vous mettez là aussi un jugement en vous disant que vous n’y êtes pas, ou que vous n’y arriverez pas, ou que cela semble difficile, cela semble compliqué, soyez certain que cela le sera. Bien plus que ce que vous énoncez et affirmez.

La difficulté étant de ne pas rentrer en quelque sorte dans le refus de la vie ici-bas, ou espérer une amélioration ou un changement qui viendra de l’extérieur, même si c’est une fin de cycle réelle et concrète, ce que nous nommons en Inde la fin du Kali Yuga, de l’Âge sombre. Mais même cela ne doit pas vous préoccuper et doit sortir du champ de votre conscience, si vous voulez que la conscience s’éteigne sans difficulté pour être ce que vous êtes.

La A-conscience, comme Bidi l’a dit, ne sera jamais une quête. Ce n’est même pas une révélation à proprement parler, c’est le moment où plus rien d’autre n’existe, tout simplement, que cela. Or vous ne pouvez pas vous servir et utiliser tout le reste pour trouver ce que vous êtes. Le connu ne vous mènera jamais à l’inconnu, quel qu’il soit. Même la connaissance des lois de l’âme, même la connaissance du karma, même la connaissance de quelque élément que ce soit, Jophiel vous l’a d’ailleurs reprécisé, il me semble.

Alors vous avez surtout, simplement à être et à vous dépouiller le plus possible de tout ce qui peut interférer. Mais ce dépouillement lui-même n’est pas une action de volonté. Elle est simplement un état d’être qui fait que plus rien ne peut interférer. Mais cela encore une fois, ce n’est pas vous qui pouvez le décider, le construire ou le bâtir. C’est justement une déconstruction totale de ce qui fait le sens d’être une identité ou d’être une âme au sein de ce monde. Vous voyez bien la différence.

Si vous le vivez d’ailleurs en partie, il suffit d’avoir touché, vous le savez, une fois le Soi pour vivre l’état de Soi permanent et non plus osciller de l’un à l’autre. Mais pour cela il ne faut rien quémander, il ne faut rien vouloir, il ne faut rien chercher, surtout par rapport à ce que vous nommez la spiritualité. Ce qui ne vous empêche pas de chercher dans la vie ordinaire ce qui est nécessaire à cette vie ordinaire. Mais même cela, vous le verrez, ne vous intéressera plus. Vous ne serez plus conditionné par le besoin de gagner votre vie, de gagner l’affection de qui que ce soit, puisque vous vivez à ce moment-là qu’il n’y a rien d’autre que vous et vous seul, qui contenez tout le reste qui apparaît sur l’écran de votre conscience, ami comme ennemi, Archonte comme Source.

Tout ceci n’est qu’un niveau de réalité. Il fallait sortir de l’illusion, non pas par la volonté mais en vous proposant des modèles de Lumière, des éléments de réflexion qui en quelque sorte pouvaient vous décrocher des illusions tenaces de la vie en ce monde. Après, chacun d’entre vous est allé là où il devait aller, ou là où il croyait aller. Mais saisissez que ce n’est jamais vous, à quelque niveau que ce soit qui pouvez contrôler quoi que ce soit d’autre que votre personne, vos émotions, vos pensées. Mais pour le cœur, vous ne pouvez rien contrôler. Vous l’êtes, ou vous ne l’êtes pas.

… Silence…

Peux-tu m’énoncer une autre question ?

Question : y a-t-il toujours la présence de l’Esprit dans la Lumière Noire ?

Oui, puisque la Lumière Noire est la source même de l’Esprit. L’Esprit est présent partout, la Lumière est présente partout, il n’y a aucune exception. Même au sein de l’ombre la plus dense, il ne peut y avoir que Lumière, même si celle-ci n’est pas vue. La Lumière Noire, comme Bidi vous l’a exprimé, correspond à ce qui est au-delà de la Lumière, ce que Bidi nomme le Parabrahman. Le Parabrahman ne peut pas se connaître lui-même, il ne se connaît qu’à travers la conscience. Simplement celui qui vit l’Absolu ultime, sait qu’il est le Parabrahman. Il n’a pas besoin de confirmation au sein de la conscience, tout en acceptant s’il est libéré vivant, de jouer le jeu de la conscience. Mais il n’est pas dupe, il n’est pas prisonnier de la conscience lui non plus, même si celle-ci est illimitée, même si le Soi est installé à volonté si je peux dire. L’Esprit, est au-delà de toute forme, il est au-delà même de toute dimension, il baigne tout. Il manifeste tout.

… Silence…

Nous écoutons la question qui suit.

Question : quand deux sœurs biologiques ont rompu leurs liens suite à des oppositions de leur unité, est-il important de les renouer pour leur évolution spirituelle ?

Le simple mot « renouer » signe l’incompatibilité. Il n’y a rien à renouer, puisque tout est à dénouer. Dénouer ne veut pas dire s’opposer, ne pas être en lien. Dénouer veut dire ne pas être dupe des liens de la chair quels qu’ils soient et quelle que soit leur intensité, même au sein de ce que vous nommeriez des jumeaux. Parce que les jumeaux n’ont pas la même âme, ils ont la même personnalité mais une âme ne se dichotomise pas, contrairement à l’Esprit qui peut donner naissance vous le savez, à ce qui a été nommé les Flammes jumelles. Une âme peut s’échanger, dans les processus de « walk-in », une âme peut se transformer aussi, mais il ne peut y avoir deux âmes au sein d’une même personne. Même dans les cas que vous nommeriez « possession », il peut y avoir possession mais non pas cohabitation permanente, cela est impossible.

Alors le mot renouer est vraiment très mal choisi. Parce que rappelez-vous, aujourd’hui certains d’entre vous retrouvent des personnes qu’ils n’ont pas vues depuis longtemps, dans n’importe quel cercle, familial, professionnel, affectif, non pas pour renouer mais pour bien permettre, par votre Présence, la Liberté et la Libération justement. Ce n’est pas un problème de personne, ce n’est pas un problème de liens héréditaires ou de filiation. Il n’y a rien à renouer, il y a juste à être. Et à ce moment-là, si la vie vous propose de vous retrouver, ce n’est certainement pas pour renouer quoi que ce soit mais pour vous libérer mutuellement, que l’autre en soit conscient ou pas. Alors ne cherchez rien là non-plus, l’Intelligence de la Lumière prendra le pas sur votre intelligence limitée, en quelque circonstance que ce soit. Là aussi il y a un problème de foi et de confiance, en la Vie et en l’Intelligence de la Lumière.

Le Libéré Vivant ne cherche rien. S’il doit voir sa famille, il la verra. Et s’il la voit, ce n’est pas parce qu’il l’a décidé, c’est parce que quelque chose au sein de la Lumière doit résoudre justement ce lien, non pas pour renouer mais justement pour libérer. Peut-être pas celui qui est libéré mais celui qui attend quelque chose au sein d’une relation affective quelle qu’elle soit. Saisissez bien la nuance entre les deux, parce qu’elle est importante.

Aujourd’hui, beaucoup d’entre vous se posent la question de leur famille, de leurs enfants, de leurs proches, de leurs parents. Si cela émerge de vous, qu’est-ce que cela signifie ? Si vous acceptez réellement de voir clair. Cela veut dire que vous êtes encore dépendant des circonstances de ce monde, d’une manière ou d’une autre. Je n’ai pas dit par là qu’il faille rejeter tous les liens, mais il faut éclaircir et libérer tous les liens. Pas par une action de la volonté de l’âme ou de la volonté de la personne, mais là aussi par l’Intelligence de la Lumière.

Être fluide, c’est accepter ce que la Vie vous propose, que cela soit un présent, que cela soit un cadeau, que cela soit la mort, que cela soit la souffrance, dans le même état. Si votre corps souffre et que vous en souffrez, cela veut dire que vous êtes attaché à votre corps. Voyez-le clairement. Non pas pour vous juger, non pas pour vous condamner, mais accepter la réalité de ce qui est évident, c’est aussi faire œuvre d’humilité, faire œuvre de simplicité.

Tous les frères et les sœurs humains dans la chair ne sont pas égaux devant la privation, la souffrance, l’abondance ou la privation. Parce que chacun est constitué, au sein de la personne et de l’âme, de choses différentes. La meilleure des conduites n’est pas de vouloir résoudre quelque chose mais bien de laisser la Lumière agir réellement et concrètement. Et la Lumière n’agira pas réellement et concrètement si vous y mettez votre avis, votre opinion, votre désir.

L’Abandon à la Lumière, c’est bien plus que simplement voir la Lumière, c’est agir dans le même abandon, surtout dans les circonstances comme cela. Saisir que ce n’est pas vous qui décidez. Vous décidez en ce monde, de manger telle chose ou telle chose, d’aller à tel endroit ou de ne pas y aller, mais cela ne concerne en rien ce que vous êtes. Puisque ce que vous êtes n’a jamais bougé, a toujours été là.

Alors pourquoi contraindre ce qui a toujours été là ? Pourquoi vouloir l’orienter selon vos désirs personnels, selon des conventions sociales, morales, selon des habitudes, ou selon des peurs ? Il a été dit aussi la peur ou l’Amour. L’Amour se suffit à lui-même. Si il y a peur, en quelque circonstance que ce soit, c’est que l’Amour n’a pas encore pris toute la place, c’est aussi simple que cela.

Vous pouvez y trouver toutes les justifications que vous voulez, pour dire que vous n’êtes pas prêt, que ce n’est pas le moment, mais tout ceci ne sont que des faux-semblants, parce qu’il n’y aura jamais de meilleur moment que maintenant. Jamais. Même en fin de cycle.

Il avait été dit par le Christ : « Cherchez le royaume des Cieux qui est au-dedans de vous, et tout le reste vous sera donné de surcroît ». Le mot recherche n’est pas adapté, identifiez ce que vous êtes réellement, allez à la cause première. Qui étiez-vous, comme disait Bidi, avant de naître en ce monde, revêtu des lois de l’ignorance de la chair ? Si vous trouvez cela, sans le chercher mais simplement en posant la question, la réponse arrivera, d’une manière ou d’une autre. Ne cherchez pas simplement les signes, ne cherchez pas simplement la Fluidité de l’Unité, les synchronicités, mais allez aussi au-delà.

Laisser s’exprimer l’Amour n’est pas chercher l’Amour. Laisser s’exprimer l’Amour, c’est laisser s’effacer tout ce qui n’est pas lui. Sans conditions et sans restriction. Cela ne peut être une décision personnelle mais vraiment le moment où vous dites, comme le Christ : « Père, que ta volonté soit faite et non la mienne », dans la plus grande des souffrances comme dans la plus grande des joies.

Savoir que vous n’êtes rien, vous n’êtes que poussière à la surface de ce monde, mais que vous êtes à la fois bien plus que le Tout et le Rien. Il faut adhérer à cette idée mais ne pas chercher de moyens pour mener à son terme cette idée, parce que cette idée s’imposera d’elle-même dès l’instant où vous ne tenez rien entre vos mains, entre votre personne. Et cela est tout à fait réalisable même dans votre vie d’occidental, sans aucune difficulté. Il y a juste les habitudes, il y a juste les comportements acquis, les blessures vécues, qui vous empêchent de le réaliser.

Il ne sert à rien non plus, surtout maintenant, d’aller rechercher la cause des blessures ou les explications des blessures quelles qu’elles soient. Mettez l’Amour devant, là aussi. Et si cela ne marche pas, il n’y a pas à incriminer l’Amour que vous êtes, il n’y a rien à incriminer. Simplement il y a encore des voiles qui vous masquent cette Vérité essentielle et unique. Acceptez-le avec bienveillance, sans jugement aucun, simplement comme une évidence qui est là. Et si vous l’acceptez alors totalement et entièrement, vous verrez que vous réaliserez très vite ce que vous êtes. Surtout maintenant. Et je dirais encore plus maintenant.

J’avais dit précédemment que les circonstances de votre monde occidental d’aujourd’hui n’ont rien à voir, bien sûr, avec les circonstances de l’Inde de mon époque. À mon époque, nous n’étions pas encore « enfoncés » en totalité dans le Kali Yuga, ou l’Âge sombre. L’Âge sombre, vous l’avez sous les yeux : c’est la souffrance de l’humanité, c’est votre souffrance, c’est les règles et les lois de ce monde qui n’ont rien à voir avec la règle et la loi d’Amour, et qui en sont même, je dirais, l’antithèse et l’opposé. Saisissez-vous cela ? Créer des lois, créer des moralités, créer des obligations, créer le fait de gagner sa vie, pour quelqu’un qui est en vie, réellement en vie, ne veut strictement rien dire. Le Christ vous l’avait dit : « Vous êtes sur ce monde, mais vous n’êtes pas de ce monde », alors que préférez-vous ? Que choisissez-vous en définitive ?

De considérer que réellement vous êtes sur ce monde même si vous pensez ne rien avoir à y faire, plutôt que de participer à ce monde. Entendez bien que ceci n’est pas une nécessité ou une injonction à quitter ce monde mais à le voir tel qu’il est, parce que l’Amour y est autant qu’ailleurs.

Vous avez même l’opportunité unique, en cette fin de cycle, de réaliser cela, je dirais même que cela peut vous tomber dessus, même pour celui qui n’a jamais eu de recherche dite spirituelle, surtout au moment de l’Appel de Marie.

Rappelez-vous que la principale résistance, aujourd’hui, est simplement votre recherche. Ce n’est plus le karma. C’est les résistances de ce monde à l’Esprit, donnant à voir les conflits que vous voyez entre vous, autour de vous et en le monde. Êtes-vous concerné par cela ? Êtes-vous touché par cela ? Alors si oui, c’est que vous n’êtes pas dans le joyau du cœur. Parce que cela vous le verrez, vous n’en serez pas affecté si le joyau du cœur est rempli, en tout interstice, de l’Amour. Il n’y a pas de place pour autre chose dans l’Amour que l’Amour lui-même. Non pas l’Amour traduit, exprimé, manifesté, mais l’Amour émanant spontanément de lui-même, qui vous nourrit en totalité.

… Silence…

Veux-tu bien énoncer une autre question ?

Question : pourquoi tant de chagrin à la disparition d’une personne que l’on ne voyait plus depuis longtemps, alors que des amis sont partis sans causer la moindre peine ?

Le chagrin, à la disparition d’un frère ou d’une sœur, n’est pas fonction seulement des liens du sang, ainsi que tu l’exprimes, mais aussi des attachements, même quand on ne se voit plus, qui ont été créés dans tout rapport humain quel qu’il soit. Ne croyez pas que en ne voyant plus les personnes vous êtes débarrassé pour autant des liens qui sont entretenus, même par la dysharmonie. L’Amour brûle les liens mais le conflit maintient les liens, même si l’être humain a tendance à croire qu’il suffit de s’éloigner, de se perdre de vue. Ce n’est pas vrai. Et tu en as la preuve. Ceci dit, cela signifie qu’il était resté un lien, que ce lien s’est brûlé de lui-même dès l’instant où cette personne a disparu. Ce n’est pas la tristesse de la perte, c’est la tristesse de ce qui restait comme lien, tout simplement. Le lien est brûlé définitivement à cette occasion, alors peut s’exprimer la tristesse, non pas de la perte de la personne mais de ce lien en lui-même, qui tire de vous des émotions, en l’occurrence ici la tristesse.

Vous pouvez parfois accepter de perdre des proches, effectivement, sans sentiment de perte et sans tristesse. De la même façon qu’un être humain peut mourir à l’autre bout de la planète et par exemple vous tombez sur un article que vous lisez et vous éprouvez de la compassion et de la tristesse. Pourtant, cette personne vous ne la connaissiez pas, elle était à l’autre bout de la planète. Il y avait nécessairement des liens et des résonances communes, même par rapport à un inconnu total. Alors vous imaginez bien si c’est une relation passée, de quelque nature que ce soit, tout ce qui a pu être entretenu, malgré le fait que vous n’y pensiez pas, malgré le fait que vous ne vous voyiez plus.

Tout ce qui n’a pas été éclairé par l’Amour se manifeste par une émotion. L’Amour ne sera jamais une émotion. L’amour-sentiment oui, mais l’Amour est un état de joie qui ne connaît pas les émotions. La Joie n’est pas une émotion, sans ça cela s’appellerait du plaisir ou du désir. Mais la Joie est quelque chose qui naît spontanément, qui n’est pas recherchée, qui ne dépend effectivement d’aucune circonstance extérieure, qui est indépendante de ce monde et pourtant manifestée en ce monde. Il en est de même pour toute perte, il en est de même pour tout attachement.

Regardez vos vies, quels que soient vos âges, vous avez tous connu des relations, en quelque secteur que ce soit, humaines. Êtes-vous en joie ? Quand vous pensez à ce passé, qu’il ait été heureux ou malheureux, si vous êtes en joie, alors cela veut dire et cela signifie que l’Amour a été mis devant. Non pas par une quelconque volonté mais par l’Intelligence de la Lumière.

S’il existe en vous, par rapport à une relation passée ou présente, le sentiment de devoir entretenir quelque chose, le sentiment de devoir couper quelque chose, le sentiment de faire un effort, le sentiment de vous contraindre, bien sûr à ce moment-là vous souffrirez. D’une manière ou d’une autre. Que cela soit par la séparation, la rupture, que cela soit par la perte de l’être aimé, ou d’un enfant ou d’un parent, ou d’un proche.

Si vous êtes réellement dans la Joie, ni le départ ni la mort ni les insultes ni les coups ne pourront altérer la Joie que vous êtes. Et si en plus vous êtes réellement l’Amour et la Joie, rien de cela ne peut apparaître sur l’écran de votre conscience, et rien ne peut vous distraire de la Joie et de l’Amour quand vous êtes la Joie et l’Amour.

Soyez conscient là aussi de ce que vous voulez changer, de ce que vous voulez améliorer, et rappelez-vous que l’Amour et la Joie sont parfaits en toute circonstance et en quelque relation que ce soit, dès l’instant où vous disparaissez du désir de la personne, quel que soit ce désir.

L’Amour rend libre, il n’attache pas. L’Amour ne peut être attaché à rien. Ni à une personne, ni à une situation, ni à un quelconque passé et à un quelconque avenir. L’Amour ne peut être que dans l’instant présent, et nulle part ailleurs. Et l’instant présent ne se soucie pas d’aucun instant passé ni d’aucune relation. Que cela soit entre vous, ou avec nous.

Bien sûr, vous vous êtes appuyé sur cela dans votre vie affective, et dans notre relation avec vous, c’était fait pour cela. Mais comme dirait Frère K, aujourd’hui il faut être autonome et libre. Le souhaitez-vous réellement ? Le voulez-vous réellement ? Non pas comme le sens d’une volonté mais comme une aspiration ultime à être cela. Rappelez-vous que c’est ce que vous êtes, vous n’avez pas à le chercher.

Il est temps aujourd’hui de voir ce qu’il peut rester en vous d’attachements à vous-même, d’attachements à l’autre ou d’attachements à nous. Cela ne veut pas dire refuser de se rencontrer ou se voir, cela veut dire proclamer et déclamer son Autonomie et sa Liberté. L’Autonomie et la Liberté ne se privent pas de rencontres, ne se privent pas de relations, mais celui qui est dans la Joie et l’Amour ne peut être soumis aux conditions de la relation en aucune manière, quelle que soit la relation. Que cela soit avec un enfant, avec l’être aimé ou avec n’importe qui d’autre, parce que l’autre n’est que vous-même et vous le savez, et vous le vivez.

Posez-vous toujours la question de votre simplicité. Laissez-vous être la Lumière, ou voulez-vous être la Lumière ? Avez-vous réellement mis fin à la notion de quête ou de recherche de l’Amour ?

Rappelez-vous aussi que tant que l’Amour est projeté à l’extérieur avant d’être vécu en soi-même, cet Amour sera toujours incomplet, et toujours sujet au manque, à la frustration, à la joie. Il sera toujours manifesté au gré des humeurs des uns et des autres. Est-ce là l’Amour ? Non. L’Amour ne connaît rien de tout cela. Il est indépendant des circonstances, il est indépendant même des personnes. Il est le même en toute circonstance, en toute relation. Ce n’est pas quelque chose que vous avez à forcer, c’est quelque chose que vous devez voir parce qu’il est là.

En définitive, il n’y a rien à renouer, ni rien à dénouer, c’est le jeu de la personne, c’est le jeu de l’âme, ce n’est pas la vérité de l’Esprit. Cela ne fait que traduire quelque part l’existence encore de quelques peurs, c’est-à-dire que l’Amour n’a pas pris toute sa place. Et la Joie, même si elle est présente au sein de l’état de Grâce, par moments, ou par l’action de Grâce, n’est pas constante. Et cela veut dire simplement qu’à ce moment-là, c’est vous qui n’êtes pas constant dans votre Présence. Ne vous jugez pas, là non plus, mais voyez-le.

Autant pour la personne il est très dur de sortir du jeu des sens et des passions, autant pour l’âme il est difficile de sortir des jeux de la causalité et des jeux de Lumière et d’ombre. L’Esprit ne connaît aucun de ces jeux. L’Amour encore moins.

Alors accueillez la Joie que vous êtes. La vraie Joie ne peut venir d’aucune circonstance extérieure parce qu’elle sera toujours éphémère, dans ces cas-là. Dans la Joie, il n’y a pas de causalité. Dans l’Amour non plus. Parce que vous êtes libre, dans la Joie et l’Amour.

… Silence…

Une autre question.

Question : pouvez-vous donner un éclairage sur ce rêve : j’étais sur un cheval, il y a eu comme une fusion entre ce cheval et moi, je me suis penchée sur lui et il y avait tellement d’Amour entre nous.

Cela tient en très peu de mots : tu es passée de la distance à la coïncidence. Tu es passée de la notion de cheval et de la notion d’humain sur ce cheval, en ne faisant plus qu’Un. Cela peut aussi évoquer bien sûr, certaines lignées, mais aussi la liberté et la puissance au sein de la terre que représente ce cheval. C’est un moment particulier.

Ainsi que je l’ai dit tout au début de notre entretien au cœur de l’Amour, les rêves peuvent être pris à différents niveaux. Ce qui est important, ce n’est même pas ce que je viens de dire par rapport au cheval et aux lignées, c’est cet Amour si intense que tu décris. Toutes les occasions sont bonnes pour l’Amour pour se rappeler à vous. Celle-ci en était une, et là est l’essentiel. Le reste est simplement une justification, une explication.

De la même façon que les relations et contacts que vous vivez entre vous, comme avec les êtres de la nature ou avec nous, ce qui est important ce ne sont pas les mots, ce ne sont pas les explications, et vous le savez, pour vous qui êtes là ou qui lirez ou qui écouterez, c’est ce qui est transmis bien au-delà des mots : l’Amour. Le reste en quelque sorte ne sert que d’alibi à l’Amour et à la Joie.

Jouez tous les jeux que la Vie vous propose, mais ne soyez pas dupe de la notion de jeu. Parce que les jeux, en définitive, qu’ils soient à travers un drame de la vie, qu’ils soient à travers un rêve, ne sont que des opportunités à vivre et à vous approcher au plus proche de ce que vous êtes, jusqu’au moment où vous pourrez lâcher la notion et le sens d’être une personne, d’être ce corps, d’être cette vie, ou d’être même sur ce monde.

Allez derrière, je dirais, toutes les formes de manifestations quelles qu’elles soient, allez au-delà des explications, rentrez dans la simplicité et l’humilité. Parce que toutes les expériences qui se déroulent en ce moment dans vos vies, comme sur la Terre, ne sont en définitive que l’occasion de laisser éclore en totalité l’Amour et lui laisser prendre toute la place. Rappelez-vous, l’Amour se suffit à lui-même, quelles que soient les manifestations, quel que soit le monde je dirais.

… Silence…

Reprenons si vous le voulez bien, notre entretien au Cœur de l’Amour. Mais tout d’abord, installons-nous dans le silence de la Présence.

… Silence…

Nous pouvons maintenant écouter la question.

Question : l’âme et l’ego sont-ils liés au plan causal d’où émane le Souffle de l’Esprit ?

Le Souffle de l’Esprit, bien-aimé, n’émane pas du corps causal. Le corps nommé causal est partie intégrante de l’illusion de ce monde. Le corps causal est celui qui est responsable, si je puis dire, de la naissance de l’âme en elle-même. La Libération correspond en totalité à la destruction par le Feu de l’Amour, à la dissolution du corps causal et du plan causal laissant libre le plan nommé Atmique et parfois bouddhique. Ainsi donc l’ego n’est pas l’âme et l’âme n’est pas l’Esprit. Le corps causal n’est pas, lui non plus, l’Esprit.

En la tradition indienne ayurvédique nous sommes tous, dans la chair, constitués jusque voilà peu de temps de sept corps que vous connaissez tous : le corps physique, le corps éthérique, le corps astral, le corps mental et le corps causal. Le corps nommé bouddhique ou le corps de bouddhéité, de même que le corps Atmique, n’ont rien à voir avec ce qui est situé dans les cinq premières enveloppes ou les cinq premiers corps que je viens d’énumérer. L’Esprit indéniablement est lié à l’Atman, ou si vous préférez au Brahman. Rien de tout cela n’est en rapport avec l’Absolu.

Encore une fois, l’Absolu ne connaît aucun corps ni aucune causalité. La causalité au sein de ce monde n’est que la traduction de la loi de karma ou d’action/réaction, qui est en résonance directe avec le principe même de l’enfermement au sein de l’illusion de ce monde.

Ainsi donc, l’Esprit ne vient pas du corps causal même s’il est présent effectivement, jusque dans la moindre parcelle de cette illusion présente au sein de ce monde, dans chaque cellule du corps, dans chaque particule circulant au sein de ce qui est nommé le prâna, comme au sein de ce qui existe au sein des différents œufs auriques présents en périphérie de votre corps, mais n’étant que la résonance de ce qui se déroule à l’intérieur de vous.

Ainsi donc on ne peut pas assimiler l’Esprit au corps causal, même s’il y est présent. L’Esprit ou l’Étincelle Divine est la première flamme de manifestation au sein de la Présence et au sein des Mondes Libres. C’est cela qui a été nommé la Flamme éternelle, si vous préférez aussi le Joyau qui véhicule l’Amour, lui aussi, mais qui encore n’est pas l’Amour, ni l’Absolu.

… Silence…

Écoutons ensemble la prochaine question.

Question : pouvez-vous nous parler de la vie sur Sirius ?

Bien-aimé, il existe une infinité de vies et un nombre important de dimensions existant au sein de l’ensemble nommé Sirius. Sirius n’est pas une étoile mais une triple étoile. La vie évolue là-bas en différentes dimensions, en différentes formes, en différentes dimensions donc mais aussi en différents projets, si je peux dire, de manifestation de la conscience. Il m’est donc impossible de décrire les modes de vie quelle que soit leur dimension, car cela ne peut être décrit en mots et est bien loin de ce que nous avons tous connu au sein de ce monde. Il n’y a pas de corps, au sens où vous l’entendez, il n’y a pas de temps et d’espace, au sens où vous l’entendez et le vivez, il y a des formes de vie multiples. Certaines vous sont connues de par leur manifestation au sein de ce monde et d’autres vous sont strictement inconnues.

Il n’est donc pas possible, pour ce système solaire en particulier, de vous décrire, même en prenant beaucoup de temps, l’ensemble de ce qu’il peut exister et être manifesté dans l’ensemble des dimensions présentes et dans l’ensemble des corps présents. Cela serait une gageure et ne vous apporterait rien en termes de Joyau d’Amour et en termes de cœur. Sachez simplement que la vie en quelque système solaire que ce soit, en quelque endroit que ce soit et en quelque dimension que ce soit, prend des aspects parfois surprenants et des aspects parfois déroutants. Je ne parle même pas de ce qui peut être vu depuis le point de vue de l’incarnation mais même de notre point de vue. Il existe d’innombrables vibrations, d’innombrables gammes de fréquences de vie. Il est donc impossible de rentrer dans les détails de cela.

D’autant plus que de la même façon sur la Terre vous avez vécu sans prendre conscience, autrement que dans les contes et les légendes, de ce qu’il existe au niveau des Êtres de la nature, de la même façon vous les découvrez aujourd’hui. Et encore, vous n’en voyez que certains aspects dans vos relations et contacts avec ces Êtres de la nature, quand vous les vivez.

Encore une fois, ce n’est pas la description de la vie qui est importante mais le vécu de la relation, quand celle-ci se produit avec quelque être que ce soit. Que cela soit avec un grain de sable, que cela soit avec l’océan, que cela soit avec l’ensemble de la conscience de la Terre, Gaïa, que cela soit avec la Lune, avec le Soleil, il n’y a rien à retenir au niveau des formes, il n’y a rien à retenir au niveau de l’agencement de la vie mais bien plus vivre la relation en elle-même, car elle nourrit et fait grandir ce que vous êtes en vérité. L’essentiel est là.

D’autant plus, je vous le rappelle, qu’au sein des autres dimensions il n’existe pas à proprement parler d’organisations au sens où vous l’entendez sur cette Terre, telles que les sociétés, les familles, les systèmes politiques, économiques, financiers ou sociaux. Quand nous vous disons qu’en d’autres dimensions, au-delà de la falsification, tout est libre, tout est réellement absolument libre. Bien sûr il existe des systèmes solaires qui sont spécialisés dans telle ou telle caractéristique, correspondant à l’exploration de la beauté, l’exploration de l’art, l’exploration de ce que vous pourriez nommer encore silence, de l’agencement de la vie elle-même parfois. Mais rien de tout ça n’est tributaire des critères qui vous sont appréhensibles, compréhensibles.

Il n’est donc pas possible d’exaucer ta demande et d’aller plus avant au-delà des généralités que j’ai dites. Non pas par défaut de connaissance, bien sûr, mais simplement parce que ça ne servirait strictement à rien dans ce que vous êtes en cet instant, et que cela nous emmènerait d’autre part beaucoup trop loin dans des descriptions qui ne serviraient pas à grand-chose.

… Silence…

Écoutons la question qui vient.

Question : l’Appel de Marie est-il différent s’il n’existe pas de lignée de Sirius en nous ?

L’Appel de Marie est le même pour chaque conscience à la surface de cette Terre, que vous ayez une lignée ou une origine stellaire de Sirius ou pas. Ainsi que cela a été dit, votre chair de cette Terre est constituée par l’ensemencement de Marie au niveau de votre ADN même s’il n’existe pas à proprement parler, pour certains d’entre vous, de lignée en résonance avec Sirius. Vous êtes tous constitués du sang de la Terre et donc du sang de Marie, indépendamment de votre origine stellaire, et indépendamment de vos lignées stellaires. L’Appel de Marie concerne donc la totalité de ce système solaire et pas seulement vous humains, et pas seulement nous d’ailleurs aussi, mais bien l’ensemble des consciences, même libres, présentes à la surface de ce monde encore.

… Silence…

Nous écoutons la question suivante

Question : comment reconnaître un Libéré Vivant ?

Bien-aimé, bien que j’aie déjà en partie répondu à cette question, je vais donc la compléter. Tu ne peux te servir d’aucun des outils conceptuels ou perceptuels liés à la reconnaissance éventuelle d’un Libéré Vivant. Le Libéré Vivant n’a pas de disciples, le Libéré Vivant n’a pas d’organisation. Il ne se sent pas responsable de quoi que ce soit ou de qui que ce soit. Il est ce qu’il est, il parle ou il fait silence. En tout cas, il n’emmène nulle part quelque part, il n’emmène nulle part qui que ce soit. Il est là, simplement, dans le silence ou dans les mots, il délivre ce qui sort de lui sans réfléchir, sans penser.

Il est lui-même libéré vraiment de toute contrainte si ce n’est les contraintes de ce corps qu’il habite encore. Il ne croit en rien, il n’impose rien, il ne démontre rien. Il est affranchi lui-même de tout discours organisé. Il est affranchi lui-même de la plupart des références que vous retrouvez dans les religions quelles qu’elles soient, même s’il peut s’appuyer sur des éléments présents en certaines.

La reconnaissance du Libéré Vivant ne vous servirait à rien, car si vous-même n’êtes pas libéré, comment pouvez-vous prétendre même le reconnaître ? Le Libéré Vivant n’est plus de ce monde et pourtant il est encore en ce monde. Il ne connaît plus aucun monde. Il n’aspire à rien d’autre qu’à être ce qu’il est, avec ce corps ou sans ce corps. Il a surtout l’esprit d’un enfant, il ne se prend pas au sérieux parce que ce monde n’est pas sérieux.

Bien sûr il ne recherche rien, ni la gratitude ni les récompenses ni la satisfaction de quoi que ce soit en rapport avec ce monde. Il peut même avoir des activités tout à fait ordinaires et banales, voire très simples, que cela soit au niveau d’une vie familiale, s’il y en a une, que cela soit au niveau d’une activité professionnelle quelle qu’elle soit. Cela ne change rien à ce que son corps mène au sein de ce monde en fonction de ce que la vie lui propose. Et surtout, il n’attend rien, il n’espère rien, il demeure imperturbable quoi qu’il se déroule sur l’écran de la conscience limitée, pour lui comme pour chaque autre.

Le Libéré Vivant peut laisser des traces ou pas de son vivant. Rappelez-vous que même la Source, quand elle a synthétisé un corps voilà cent ans pour la dernière fois, était très peu connue de son vivant. Il n’a rien écrit, il n’a rien organisé, il n’a soigné personne. Il était simplement là, simplement présent, même au sein de cette illusion. Il n’a rien demandé et il n’a rien fait au sens où vous pourriez l’entendre. Il a simplement été là pendant un laps de temps.

Il ne revendique aucune filiation à quelque courant que ce soit. Il ne revendique rien ni pour lui ni pour l’autre, ni pour ce monde. Il n’est pourtant pas indifférent, même si au regard de la personne cela peut être le cas. Il est totalement lui-même et il est aussi vous, même si vous ne le voyez pas.

Vous ne pouvez donc le reconnaître à travers quelque chose que vous avez vécu ou à travers des signes ou des symptômes, ou à travers une manifestation quelconque. Simplement ce qui se dégage de lui n’a rien à voir avec un aspect physique ou avec un élément de nature émotionnelle. Il est pourtant là, il est pourtant toujours là. Il peut jouer avec un enfant. Il peut tout faire mais avant tout, il est « Tout ».

Un Libéré Vivant ne cherche rien, ni pour lui ni pour l’autre. Même s’il utilise des mots, ses mots ne sont rien sans sa Présence. Le Libéré Vivant se laisse, pour la personne, celui qui le regarde en tant que personne, porter par la Vie, il se laisse conduire par la Vie elle-même. Il n’est plus une personne, même s’il est dans une personne, soumis d’ailleurs aux conditions de cette personne au niveau du devenir de ce corps, c’est-à-dire son côté éphémère. Mais lui ne l’est pas.

Il ne joue plus dans aucun champ d’expérimentation de la conscience. Il n’est même pas nécessaire pour lui de jouer avec les pouvoirs mystiques, d’ailleurs il les fuit comme la peste. Tout ce qui serait évoqué devant lui de notions de causalité, d’explications pour la personne, ne veut rien dire et ne représente rien. Sa Présence est bien plus importante que ses mots, parce qu’il est le Libéré Vivant.

Il est ignorant de toutes connaissances, même s’il les a parcourues auparavant. Il sait très bien la valeur relative de tous ces enseignements qui ne valent rien par rapport à la Vérité et qui ne conduiront nulle part, et surtout pas à la Libération.

Rappelez-vous que le Libéré Vivant, à un moment donné, a accepté de tout perdre et de tout lâcher, en quelque circonstance que ce soit, matérielle ou spirituelle. C’est sa reddition sans conditions à ce qu’il est en éternité qui a fait de lui ce qu’il a perçu et ce qui l’identifie comme un Libéré Vivant.

Il n’envisage rien. Il ne promet rien. Il n’a pas besoin de manifester une quelconque énergie, il est lui-même la Vie. Quelles que soient les occupations de sa personne au sein de la société ou du monde, il n’est pas cela et il le sait. Il est donc libéré de toute peur de jugement. Il est libéré du bien faire ou du mal faire. Il fait simplement ce qu’il doit faire, non pas parce qu’il a décidé de le faire mais parce que la Vie le lui propose.

Il ne cherche rien, ni explications, ni justifications. Les expériences, même les plus mystiques, transcendantales et réelles, n’ont pour lui aucun intérêt, ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas passé par là mais simplement qu’il a dépassé et transcendé tout ça.

Il est prêt à perdre sa vie sans aucune difficulté. Il accepte sa mort avec une grande joie. Il ne dépend d’aucun regard, d’aucun système. Il mange s’il en a envie, il ne mange pas s’il n’en a pas envie. Pas lui en tant que Libéré Vivant mais il écoute simplement ce que demande le corps et ce que lui demande la Vie en toute circonstance.

Il ne fait jamais de choix et il est pourtant quelqu’un de très décidé. Il laisse la Vie choisir pour lui. Il a abandonné toute vanité de maîtrise et de contrôle de quoi que ce soit. Parce que la bonté émane naturellement de lui, il n’a pas besoin de se contraindre en quoi que ce soit. S’il est en extase, il sera en extase ; s’il a besoin de manger, il mangera ; s’il a besoin de crier, il criera. Mais ce n’est pas la personne qui le manifeste et le dit, c’est bien au-delà de tout ce que vous pouvez en comprendre et en connaître et en saisir.

Comme disait Bidi, vivez-le vous-même et vous le saurez. Comme disait Frère K, traversez la rive du connu pour aller vers l’inconnu. Il n’y a rien à en dire parce que chaque mot que vous pourrez expliquer par rapport à l’Absolu ne veut rien dire pour celui qui est dans la personne. Quels que soient les discours, quelle que soit la tradition dont il est issu, cela n’a que peu d’importance. Même s’il a besoin d’habiller ses mots du milieu dans lequel il s’exprime, il n’est pas dupe non plus des mots qu’il emploie.

Donc vous ne pouvez pas le reconnaître depuis le point de vue de la personne. Et je dirais même qu’il est encore plus difficile de le reconnaître depuis le point de vue du Soi parce que le Soi tient à lui, tient à l’Unité, tient à la Lumière Blanche et désire demeurer dans cette paix suprême sans aller plus loin.

Le Libéré Vivant sait que même la Demeure de Paix Suprême, quels qu’en soient les avantages, les atouts et les manifestations, ne représente plus rien pour lui. Même s’il peut être appelé par la vie à le revivre, à le manifester, cela ne présente pour lui réellement et concrètement aucun intérêt. Il n’est pas pourtant indifférent à l’homme, il n’est pas indifférent à la vie, il n’est pas indifférent à ce qui se passe sur cette terre mais ces éléments-là n’ont aucune prise sur lui et ne peuvent le faire dévier d’un iota de ce qu’il est.

Vous ne pouvez donc avoir aucune reconnaissance énergétique, vous ne pouvez avoir aucune reconnaissance du Libéré Vivant à travers des concepts, des idées ou des pensées, même pas je dirais au travers de la perception de l’énergie qui émane de lui. Simplement, par sa Présence, il est à même de vous amener non pas là où il est, parce qu’il n’y a que vous qui pouvez le réaliser, mais il peut toutefois vous emmener à la porte de manière plus directe, je dirais, sans vous perdre dans les méandres des connaissances quelles qu’elles soient, aussi bien de ce monde que des connaissances énergétiques ou spirituelles.

… Silence…

Nous écoutons la question suivante.

Question : plusieurs fois, en rêve, j’ai vu mes mains qui devenaient brûlantes et par la paume sortait une lumière bleue, qui émanait non pas vers l’extérieur mais vers l’intérieur.

En ce rêve il t’est, bien-aimé, montré explicitement qu’il existe dans tes mains certaines vertus. Cela concerne bien sûr la personne, reliée à des influences spirituelles si tu veux les nommer ainsi, venant de l’âme ou de l’Esprit, qui se révèlent ainsi à toi. Cela te donne la coloration de ton l’âme. Cela te donne aussi le sens même d’une mission d’âme au sein de ce monde, qui est d’apporter par tes mains, mais aussi par ce que tu es, une notion spirituelle d’Esprit. C’est un engagement aussi à se voir soi-même, à se voir dans la manifestation au sein de ce monde, à se voir réellement.

Et comme tout rêve, encore une fois, il n’est là que pour éclairer ton cheminement en tant que personne ou en tant qu’âme. Il signe pour toi un potentiel que j’ai nommé « spirituel », qui est développé ou qui est à développer. Si ce rêve se reproduit plusieurs fois, cela veut dire qu’il y a une itération de l’âme qui se manifeste à toi de cette façon.

Mais rappelle-toi que toute explication que je te donne correspond à un niveau, voire à deux niveaux, et ne sera jamais la Vérité. Par exemple, vous ne pouvez jamais rêver de l’Absolu parce que c’est inconnaissable, même en rêve. La conscience de rêve, comme cela avait été expliqué par Bidi et par d’autres Anciens, est une conscience particulière. Le rêve peut avoir plus de substance, je dirais, que la réalité dense de ce monde et pourtant il n’en demeure pas moins, lui aussi, quelque chose qui passe, n’est-ce-pas, même si cela repasse à plusieurs reprises. Il attire l’attention, il attire la conscience, bien au-delà de la simple explication, au niveau de quelque chose qui se déroule à l’intérieur de la personne ou de l’âme, qui rentre je dirais donc en manifestation, en perception, que cela soit reconnu ou pas.

Rappelle-toi ce que je disais, l’Absolu n’a pas besoin de rêver de quoi que ce soit. D’ailleurs quand il dort, il disparaît, il ne ramène rien. Même s’il est capable de se maintenir au seuil de l’Infinie Présence et de ramener un certain nombre de visions, d’expériences, celles-ci ne viennent aucunement entacher ou exalter son sommeil. Il demeure libre de toute information durant son sommeil. Il n’a pas besoin de mémoriser quelque chose qui est déjà passé au réveil, puisque le rêve effectivement n’existe plus dès l’instant où tu te réveilles. Il n’a donc pas à se pencher sur l’interprétation ou l’explication.

Cela est valable bien sûr pour le Libéré Vivant mais n’est pas valable pour celui dont l’âme est encore présente et qui a effectué un certain nombre de retournements, ou qui a entamé le chemin du retour vers l’Esprit et donc de la dissolution de l’âme, où là effectivement un certain nombre d’informations peuvent être révélées.

Mais rappelle-toi que le rêve, au moment où tu te rappelles de ce rêve, est déjà passé et n’existe déjà plus. Il est juste une sorte d’information, de bouée à laquelle tu peux faire jouer ton expertise psychologique, tes conceptions de la vie, ou même en faire une approche symbolique. Rappelle-toi que certains rêves sont même prophétiques ou annonciateurs. Mais encore une fois, quand le rêve est vécu, quels que soient les effets, il disparaît. Le rêve n’est jamais donc en relation avec l’Éternité, car dans l’Éternité il n’y a pas de rêve.

… Silence…

Nous écoutons la question qui suit.

Question : quel a été le déclenchement de notre première incarnation sur Terre ?

Bien-aimé, je ne peux pas faire de réponse commune, car chaque cas est différent en ce qui concerne la première incarnation. Certains Esprits se sont sacrifiés eux-mêmes afin de revêtir un corps de chair éphémère pour accompagner, si je peux dire, ce monde durant un certain temps. D’autres ont été piégés par la matrice elle-même. D’autres sont venus volontairement expérimenter les conditions d’enfermement, et bien sûr ils sont restés enfermés.

Ainsi donc la première incarnation au sein de la matrice falsifiée peut être survenue voilà peu de temps ou voilà très longtemps, dans ce cycle ou dans d’autres cycles. Je dois dire qu’aujourd’hui beaucoup d’Esprits prennent une âme pour venir en ce monde en cette fin de cycle parce qu’ils ont connu la Terre bien avant son enfermement, au moment où elle était libre, et veulent retrouver aujourd’hui dans un corps, la sensation de libération et la réalité de la Libération.

Vous avez aussi bien sûr des consciences qui n’ont rien à voir avec l’humanité incarnée actuellement. Je dirais qu’ils n’ont rien d’humain, même s’ils revêtissent un corps humain. Vous avez été informés de ce qui est nommé les portails organiques ou les sans-âmes. Mais il y a aussi d’innombrables peuples des étoiles évoluant soit en 3D unifiée soit bien plus haut dans la sphère dimensionnelle qui est la leur, et venant en cette période particulière de la Terre afin de vivre ce qui est à vivre au sein même de l’enfermement. Les enjeux, bien sûr, ne sont pas les mêmes et la destination non plus.

De la même façon qu’il existe de nombreuses Demeures à la Maison du Père, il existe de nombreuses origines aux âmes et consciences présentes sur cette Terre. Bien au-delà de ce que vous nommez les lignées, bien au-delà de ce que vous nommez votre origine stellaire.

Vous savez que tout cela a été traduit par ce qui a été appelé « la Chute ». Mais il n’y a pas de chute, il n’y a pas de faute, il y a simplement des expériences qui ont été vécues. Certaines ont mal tourné du fait même des lois d’enfermement, d’autres ont bien tourné et ont permis à certains êtres de s’extraire eux-mêmes de l’illusion bien avant la fin de ce cycle. N’y voyez pas là non plus, même s’il y a une âme, une quelconque causalité en résonance avec une quelconque erreur ou une quelconque punition, si je peux dire.

Il existe peut-être, comme vous le savez, ce que l’on nomme des vagues d’âmes venant d’un endroit précis dimensionnel ou d’un endroit précis au niveau des systèmes solaires, s’incarnant là aussi en groupe tout en étant individualisées, bien sûr. C’est des courants, des lignes qui sont suivies et qui permettent à certains peuples, à certaines dimensions, à certaines origines stellaires de venir prendre corps en ce monde et d’y vivre ce qu’ils ont à y vivre en tant qu’expérience.

Rappelez-vous que l’expérience de ce monde n’a pas plus de réalité que les autres mondes. Même si la conscience est libre de manifester et de créer à l’infini tout ce qui est possible et impossible, la règle, si vous voulez essentielle, étant la loi d’Amour qui ne peut être expurgée de toute manifestation de la conscience. Cette manifestation de l’Amour peut être limitée, en quelque sorte bridée par l’enfermement comme en ce monde mais s’il n’y avait pas la moindre once d’Amour en ce monde, ce monde ne pourrait pas exister ou manifester quoi que ce soit, en quelque conscience que ce soit.

… Silence…

Nous écoutons la question suivante.

Question : les chakras d’enracinement de l’âme et de l’Esprit sont douloureux avec la sensation que cela traverse les Portes pour ressortir dans le dos au niveau des omoplates. Pourquoi ?

Cette perception est très directement liée à l’Ascension en cours que vous vivez, il y a dissolution de l’âme. Rappelez-vous que les Portes sont les lieux de résistance de l’éphémère et de l’Éternel au sein de cette structure de ce monde que vous nommez corps physique. Ainsi donc les pesanteurs, les douleurs ressenties à ce niveau, et parfois effectivement transfixiantes, traversant le corps de l’arrière vers l’avant aboutissant aux différents endroits, mais le plus souvent soit au niveau de ce que vous avez nommé la Porte KI-RIS-TI soit au niveau des omoplates, ne fait que traduire la dissolution de l’âme et l’émergence de l’Esprit.

Ces douleurs peuvent même exister pour certains d’entre vous depuis plus longtemps, puisque dès la Libération de la Terre et dès la fin de l’année que vous nommez 2012, cela a été rendu possible pour beaucoup d’entre vous. Ainsi donc sentir des douleurs, des gênes au niveau de ces deux Portes est le signe indubitable de votre Ascension, sans préjuger de votre Demeure dans l’expérience de la conscience ou dans sa disparition totale, mais signe pour ce corps la fin de l’éphémère et la fin de l’illusion.

Rappelez-vous simplement qu’il peut y avoir des douleurs du côté de l’âme, du côté de ma Porte si vous préférez, ou de l’autre côté, du côté de ma sœur Gemma, au niveau des Étoiles, mais qui correspondent comme vous le savez aussi aux Portes. Les Portes AL et Unité sont les témoins et les marqueurs de la rencontre de l’Éternel avec l’éphémère. L’intensité de la douleur ne signe pas nécessairement ni obligatoirement la présence de résistances mais signe bien plutôt l’intensité de la rencontre et l’intensité de la dissolution qui est en cours.

De la même façon que certains d’entre vous ont perçu des douleurs sur les Portes Attraction/Vision à certains moments ou encore aujourd’hui, qui ne font elles que traduire le retournement de l’âme. Par contre, si vous percevez ces gênes et ces douleurs au niveau de AL et Unité, cela veut dire simplement que votre processus lié au corps ascensionnel et au Cœur Ascensionnel par le Lemniscate nommé sacré est en route en ce moment même, quelles que soient les conditions de votre éphémère au niveau de l’âge, au niveau des difficultés ou des facilités. Cela ne concerne en rien ce qui se vit sur ce monde, même si c’est vécu en ce monde.

Nous vous avons toujours dit qu’il n’y avait qu’une porte de sortie : le cœur. Ces deux Portes sont en liaison directe avec la Nouvelle Eucharistie ou la Nouvelle Trinité, si vous préférez, qui est une structure intermédiaire qui est profondément reliée au Canal Marial et au Lemniscate sacré et à la Fontaine de Cristal, c’est-à-dire à ce que vous avez appelé la Merkabah interdimensionnelle. Cela signe l’allumage de la Libération en vous.

Encore une fois, quelles que soient les difficultés apparentes au sein de l’éphémère, celles-ci s’éteindront toutes seules lors de l’Appel de Marie.

… Silence…

Nous écoutons la question suivante.

Question : pouvez-vous développer la phrase : « Mettez l’Amour devant. » ?

Bien-aimé, mettre l’Amour devant, c’est disparaître à soi-même et disparaître à la personne. C’est ne voir que l’Amour en toute circonstance, quelle qu’elle soit, même la plus détestable. Mettre l’Amour devant ne traduit pas un besoin de protection de quoi que ce soit. C’est avoir la lucidité de penser avant toute chose, en quelque circonstance que ce soit, à l’Amour, qui est préalable, je vous le rappelle, à toute manifestation même au sein de ce monde.

Mettre l’Amour devant n’est pas un acte de volonté mais c’est simplement avoir la lucidité au sein de la conscience de cette présence de l’Amour en tout, même, je le répète, si ceci n’est pas perçu. C’est pourtant la seule évidence et la seule Vérité. Faire ceci n’est pas destiné à vous protéger de quoi que ce soit, mais bien à emprunter, comme cela a été dit il me semble voilà quelques mois, la nouvelle Matrice Christique de Vie, retrouver votre dimension intégrale de Fils Ardent du Soleil, d’être revêtu en quelque sorte de ce qui a été nommé par saint Jean, je crois, dans votre Bible, comme le Corps sans couture, le Corps de Gloire ou le Corps immortel.

Mettre l’Amour devant, ce n’est pas se sacrifier par rapport à une autre personne, c’est lui opposer et lui montrer l’Amour avant de lui montrer votre personne et de rentrer dans votre histoire ou dans son histoire. Mettre l’Amour devant, c’est se libérer des attachements quels qu’ils soient, c’est dénouer ce qui a besoin d’être dénoué sans le faire soi-même, mais par la Grâce de l’Amour et par l’état de Grâce ou l’Action de Grâce.

Mettre l’Amour devant, c’est conscientiser l’Amour, le rendre réel en la manifestation de ce monde. N’avoir que ce mot à la bouche, n’avoir que ce mot dans la conscience permet là aussi de rentrer encore plus dans l’humilité et dans la simplicité. L’Amour est humble et tolérant et doux. Et donc si vous mettez l’Amour devant, avant même de prononcer un mot, avant même de regarder quiconque ou d’entrer en relation avec quelque situation que ce soit, alors la Grâce de l’Amour, du fait des circonstances de la Terre, se déploiera avec naturel, vous donnant à voir, vous donnant à expérimenter la réalité et la vérité de l’Amour en quelque circonstance que ce soit.

Mettre l’Amour devant met aussi fin à la souffrance, met aussi fin à l’interrogation, en soi comme en l’autre, comme en toute situation difficile. Mettre l’Amour devant, c’est éclairer soi et l’autre, soi et la situation, à la lumière de l’Amour. C’est amplifier la clarté, la précision, c’est donner la profondeur réelle à l’échange et à la relation.

On pourrait dire aussi que mettre l’Amour devant est une gymnastique intellectuelle ou mentale, mais dont les fruits n’ont rien à voir avec l’intellect et le mental. Car il vous rapproche de la Joie, et il vous rapproche de l’Évidence, et il vous rapproche du Christ. Le Christ ne nous a pas dit pour rien, et cela a été dit voilà peu de temps : « Ce que vous faites au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le faites ».

Parce que le Principe Christique, ce que j’ai nommé la Goutte blanche ou le corps atmique, l’Esprit, est présent en toute conscience présente à la surface de ce monde, présent en toute situation, même si le regard de la personne ou le regard social d’un groupe d’individus ne correspond pas aux règles établies, si je peux dire.

Mettre l’Amour devant, enfin, permet d’aplanir ce qui peut résister et l’éclaire en même temps. Cela vous démontre à vous-même, plus qu’à l’autre d’ailleurs, qu’avant d’envisager quoi que ce soit l’Amour est toujours devant, au-devant de vous, au-devant de l’autre, au-devant de la situation. Cela vous permet de vous rapprocher du cœur du cœur et de vous préparer à l’installation totale de l’Amour sur ce monde.

L’installation totale de l’Amour sur ce monde, bien sûr, représente pour l’ego le néant, le pire des châtiments, la fin de la vie. Or il n’en est rien, ce n’est que la Résurrection. Mais beaucoup de frères et de sœurs sur la Terre ne veulent pas de cette Résurrection. Ils veulent tenir à leur vie, tenir à leurs acquis, tenir à leurs illusions, tenir à ce qui est éphémère.

Mettre l’Amour devant, c’est en quelque sorte vous préparer de manière active, si je peux dire, sans rien faire pourtant, à la venue totale de l’Amour. Je ne parle pas là de l’Appel de Marie ou de la stase, mais de l’élément final nommé par le Commandeur des Anciens le grille-planète, voilà fort longtemps, et qui correspond à l’apparition de ce qui a été décrit comme le 6ème Soleil, qui n’a plus rien à voir avec le Soleil actuel en cette dimension et qui n’a plus rien à voir aussi avec les mécanismes de vie qui vaudront et prévaudront à ce moment-là au niveau de l’Intraterre.

Mettre l’Amour devant, enfin, c’est s’affranchir de la dépendance liée à la personne, liée aux situations, c’est s’affranchir de la souffrance aussi. Mettre l’Amour devant, par exemple sur une de vos douleurs, consiste à sortir de l’action/réaction et de la causalité. Mettre l’Amour devant dans ce cas-là, appelle irrésistiblement l’Amour, quel que soit votre positionnement.

Mettre l’Amour devant n’est pas un acte intellectuel ni réfléchi. Cela doit devenir quelque chose de spontané et de naturel. L’entraînement en est très rapide et les fruits en sont visibles très vite aussi. Mettre l’Amour devant, c’est quelque part anticiper l’Appel de Marie et la Libération, si celle-ci ne vous est pas acquise.

Mettre l’Amour devant enfin, c’est ne plus s’approprier quoi que ce soit. Ne plus mettre la personne devant. C’est s’effacer, par la Voie de l’Enfance et de l’Humilité. C’est cette foi totale et absolue dont vous a parlé ma sœur Thérèse.

… Silence…

Nous écoutons ensemble la question suivante.

Question : quel rôle jouent les êtres de la nature dans ce que nous vivons en ce moment ?

La grande majorité des êtres de la nature sont des êtres qui n’appartiennent pas à votre dimension. Ils vous deviennent visibles du fait – et perceptibles – du fait même du rapprochement de l’éphémère et de l’Éternel. Leur rôle, ce n’est pas de converser, même s’ils peuvent vous dire des choses, c’est de vivre là-aussi la relation, parce que cette relation n’est possible que par Amour et pour l’Amour et en l’Amour. Ainsi donc, quel que soit le mode de perception, de vision ou d’information que vous en retirez, l’important n’est pas là.

Je précise toutefois que cela n’est pas indispensable, bien sûr, pour tout le monde, mais cela est une évolution logique pour ceux qui ont résonné avec les Éléments, avec les lignées, avec les Triangles élémentaires de la tête et du corps. Tout ceci n’est que la conséquence et l’aboutissement du déploiement de vos lignées, mais aussi des éléments non falsifiés à la surface de ce monde nommés Cavaliers de l’Apocalypse. Il s’agit là aussi simplement d’une révélation.

Ceci n’a pas pour but de satisfaire une curiosité ni même de vivre simplement l’expérience de la relation mais apporte vraiment, je dirais, un vent de liberté préalable à l’Appel de Marie. Si cela pour vous, vous est accessible, alors rendez grâce parce que l’Amour nécessairement est devant, dans ces cas-là. Il n’y a pas d’effort à faire, cela se produit ou cela ne se produit pas. Là non plus vous n’avez pas spécifiquement à le rechercher. Vous n’avez pas à en tirer quelque avantage au niveau de la personne mais bien à vous immerger au sein de ce contact et de cette relation, afin en quelque sorte de fortifier ce que vous êtes en vérité, ou de le laisser apparaître si toutefois cela n’est pas apparu.

Bien sûr je ne parle pas des rôles des êtres de la nature, qui eux sont spécifiques, et je crois d’ailleurs que certains d’entre eux vous en ont communiqué des éléments. Ils auraient pu développer bien plus largement mais cela n’apporterait rien de plus par rapport à la relation elle-même et en elle-même. De la même façon, voilà quelques années que certains d’entre vous ont vécu des processus qui avaient été nommés communion, fusion, dissolution entre deux consciences. C’est exactement la même chose. Mais cette fois-ci non plus entre humains mais avec des êtres qui n’ont rien à voir avec l’humanité et qui pourtant sont des êtres d’Amour, et qui se sont eux aussi quelque part sacrifiés depuis l’enfermement de la Terre.

Alors rendez grâce à leur Présence et rendez grâce à votre Présence et surtout à votre relation. Encore une fois, bien sûr des informations peuvent être délivrées mais le but n’est pas là. Le but est de vivre cette expérience si elle vous est proposée, ou si en tout cas vous y êtes attiré. Mais cela n’est ni indispensable ni obligatoire. Cela correspond simplement à un des nouveaux potentiels qui s’ouvrent à vous avant même l’Appel de Marie.

Pour en finir avec cette question, je dirais que la rencontre avec les peuples de la nature n’est pas une finalité en soi. C’est une fois de plus un outil, un moyen qui vous est offert par vous-même, et par les êtres de la nature et par les circonstances actuelles de la Terre pour vous approcher de l’ultime porte de l’Infinie Présence et de l’Absolu.

Tout ce qui se présente à la surface de cette Terre, depuis les événements les plus joyeux et les plus fantastiques pour certains comme les rencontres avec les êtres de la nature, comme les éléments vous apparaissant comme violents à la surface de ce monde et allant parfois jusqu’à la guerre, ne sont que l’expression de la Libération de la Terre afin que chacun vive ce qu’il a à vivre en tant que personne avant l’Appel de Marie, et même pour certains après l’Appel de Marie.

Il s’agit d’un éclairage. Il s’agit d’un éclairage parfois très violent, bien sûr. Mais ne vous attardez pas aux circonstances là non plus, ou à chercher une quelconque responsabilité, car ceci ne découle en définitive que de l’action complète des Éléments en vous et autour de vous, dans l’environnement, dans les peuples, dans les religions, dans les sociétés. Cela avait été appelé je crois dans vos écritures, comme dans les nôtres, « la guerre de tous contre tous ».

À suivre…

Source : Les Transformations

Partagé par : Messages Célestes
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