Le Vouloir éloigne de la Vérité et enferme dans l’Illusion

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illusion-tempsTant qu’on veut devenir « vrai » on reste « faux » Tant qu’on veut devenir « parfait » on reste « imparfait » alors que la Vérité est au-delà du choix ; elle est évidente. On ne peut être autre chose que ce que l’on est : la Perfection. Et celle-ci est déjà là. On est cela. On n’est pas une partie du Tout imparfaite qui doit devenir parfaite. On est la Perfection absolue

Tant qu’on veut « devenir » on se projette dans un but, dans le futur alors qu’on ne peut Etre (Présent) qu’ici et maintenant. Ce n’est pas un but. Il n’y a rien d’autre à vouloir ou à faire qu’Etre ce que l’on est. C’est cela l’amour.

Dés qu’on aspire à autre chose on s’éloigne de l’Etre, on a l’impression d’être quelque chose et on veut « devenir » autre chose et cet autre chose devient un objectif qui est lié à un idéal. Ainsi si l’on veut devenir vrai et qu’on pense que le christianisme est vrai on devient chrétien et on s’éloigne de la vérité, du vrai, de l’authenticité que l’on est.

Tant qu’on se voit imparfait et qu’on aspire à être parfait on fait l’expérience de l’imparfait qui tend à la perfection qu’on n’atteint jamais puisqu’elle semble située ailleurs, plus loin, dans un futur indéterminé.

Tant qu’on imagine Dieu dans le lointain comme un Etre assis sur un nuage qui joue avec les marionnettes que nous sommes on reste dans l’illusion. Dieu n’est pas un but lointain il est l’Etre des Etre et l’on est « Lui » sous cette forme qui aussi petite soit elle manifeste la totalité de sa Perfection.

Dés qu’on veut devenir autre chose on choisit un modèle : Jésus, Bouddha et on essaie de se conformer à cette image dont on ne devient qu’une mauvaise copie. Cette image devient un masque derrière laquelle on se cache et on se leurre. Dés qu’on prend un Etre comme modèle on en fait une idole et on ne peut en être qu’une mauvaise imitation.

L’ego nous maintient prisonnier

L’ego à besoin d’objectifs et de buts, il se projette dans le futur car cela lui donne l’impression d’exister, il créé automatiquement une distance entre ce que l’on croit être et ce qu’on veut devenir. Il nous ballade sur un chemin illusoire. Tant qu’on veut devenir quelque chose on reste soumis à l’ego ; tout idéal, tout désir fait gonfler l’ego qui n’est jamais satisfait

Il est impossible de devenir ce que l’on est déjà, On ne peut pas devenir Dieu puisqu’on l’est déjà, on ne peut pas atteindre le Paradis puisque celui-ci est déjà la. Le Paradis et l’enfer sont des états d’âmes et non des lieux où se rendre. On peut choisir de vivre le Paradis ou l’enfer mais quand on est dans l’Etre on ne choisit plus rien : on est au-delà de cette dualité. On est chez Soi. On n’a plus besoin de se projeter dans le Paradis ou l’enfer et la vie ne devient pas facile mais Est facile.

Tant que l’ego nous embarque dans des projections nous ne pouvons qu’être aussi enfermés dans la culpabilité car nombreux projets se terminent en échecs. Et plus nous nous culpabilisons, plus nous choisissons des idéaux élevés, plus nous nous enfermons.

Tous les modèles de référence que nous mettons entre notre Soi et le divin nous maintiennent dans l’idolatrerie : que ce soit Bouddha, Jésus, Marie ou l’Archange Mikael, tant qu’on s’affuble de noms d’entités célestes en pensant qu’ainsi on va s’élever plus vite on reste dans l’ego, et on ne devient que de mauvaises imitations, de mauvais interprètes.

C’est le même processus qui s’agit dans la voie artistique. On peut interpréter une chanson de Johnny et s’en tirer pas trop mal, par contre dés qu’on essaie d’imiter Johnny en s’habillant comme lui , en imitant ses gestes ou sa voix on ne peut qu’être une mauvaise imitation car Johny est inimitable, il est « Ce qu’il est « ..La forme pensée de ce qu’il est inscrite dans l’invisible et nul ne peut la changer ou s’en emparer.

Dés qu’on se colle à un idéal et qu’on dévie de celui-ci on sombre dans la culpabilité. On se décide de ne plus boire un verre d’alcool et les copains arrivent avec une bouteille pour souhaiter notre anniversaire, on ne peut pas refuser sinon ils vont se fâcher, alors on boit un verre et on se culpabilise pendant des jours en pensant qu’on a « trahi son idéal » et ainsi on se créé un enfer. Alors qu’il aurait suffit d’accepter de boire ce verre pour trinquer et de ne pas faire tant d’histoires. On n’est pas obligé de prendre une cuite…

Tous les idéaux et recherches de vertus nous enferment. Le végétarien pur et dur qui a mangé un petit morceau de viande (caché dans un plat) peut se rendre malade a cause de cela ou devenir agressif ou rancunier envers celui qui lui a fait manger ce plat. Que d’histoires pour si peu de choses !. Il aurait mieux fallu qu’il ne s’en rende pas compte.

Nous savons tous que nous sommes manipulés par les médias mais en fait nous sommes surtout manipulés par nous-mêmes et nos idéologies. Ainsi les médias nous proposent la consommation de certains produits et d’un autre côté nous informent que dans ces produits il y a des produits nocifs pour notre santé. C’est le cas notamment pour la cigarette (fumer tue !) et pour certains produits alimentaires. Ainsi lorsque notre train de vie nous oblige à manger un produit non bio nous nous culpabilisons car nous savons l’effet des pesticides sur notre santé et nous y donnons tant d’importance que nous tombons malades pour de vrai car notre Attention cristallise l’information.

Certes il importe d’être vigilant mais il ne faut pas devenir paranoïaque. C’est idem avec la pollution : à chaque fois qu’on utilise son automobile on sait qu’on pollue l’atmosphère, alors comment faire ? Ou sont le bien et le mal lorsqu’on prend son automobile pour parcourir 50 kilomètres afin de prendre soin d’enfants qui ont besoin d’attention ou de nourriture ?

On ne peut pas vivre sans certains idéaux mais il est totalement inutile de se culpabiliser quand on ne se sent pas parfait car cela nous amène droit sur le chemin de l’enfer. A chaque instant et selon chaque situation il faut rester persuadé qu’on donne le meilleur de soi et c’est cela la perfection ici maintenant.

Dés qu’on s’impose ou impose à quelqu’un un idéal on entre dans l’enfer-me-ment.

Dés notre plus jeune âge on est formaté par l’éducation et on nous dit qu’il faut devenir comme ceci, comme cela, que cela est bien ou mal, et on s’engage sur la via dolorosa. L’éducation ne tient absolument pas compte de l’identité et du caractère de chaque enfant ainsi lorsqu’on demande à un enfant Bélier d’être sage comme une image (c’est-à-dire assis a lire ou a rêver) on l’oblige à aller au delà de son état naturel (un enfant Bélier a besoin de bouger, de sauter, de courir) mais dame éducation ne pense qu’a uniformiser : tous les enfants doivent coller à l’image de sagesse qu’elle à programmé.

C’est ainsi que petit à petit on sort de l’enfance, de la spontanéité et que l’ego s’empare de nous et qu’il nous impose des idéaux religieux, alimentaires, moraux, professionnels, matériels qui enferment notre enfant intérieur dans la prison de l’illusion. L’enfant est alors prisonnier de l’ego qui via ses objectifs l’oblige à être ou devenir autre chose que ce qu’il est (c’est-à-dire spontané, simple, aimant, innocent, transparent.. totalement Présent). Le seul moyen de sortir de cet enfer est de se débarrasser de la tutelle de cet ego et de ne plus chercher à devenir autre chose que ce que l’on est intérieurement.

Nombreuses personnes me demandent leur mission de vie, ce qui peut être révélé par les structures du thème astrologique. L’étude de celui-ci renseigne sur certains traits de caractères personnels et héréditaires et permettent de percevoir qu’elles sont les métiers les plus adaptés à la personnalité actuelle mais en aucun cas ce n’est un devoir ou une « mission ».les informations que je donne ne sont que des « idées suggestives » et la seule mission que nous devons réaliser est d’Etre ce que nous sommes c’est à dire « Amour ». Onde de vie. Eros. Enfant espiègle joyeux et farceur qui par ses traits d’humour rend les gens amoureux de la vie. Peu importe que l’on soit boulanger, fleuriste, médecin ou marchand de tisanes. Ce qui importe c’est que cela doit nous rendre heureux, joyeux, aimant, généreux, simple car on ne peut aimer que si on s’aime soi-même et on ne peut être un bien pour les autres que si on l’est pour soi et on ne peut bien faire les choses que si on aime les faire.

Etre heureux n’est ni un but ni un choix mais une décision irrévocable venant de l’Etre

On ne peut changer une pierre en pain car l’idée même de la pierre et du pain existent déjà dans l’invisible et rien ne peut être conçu dans le visible qui ne l’est auparavant dans l’invisible. Le magicien qui veut modifier la pierre en pain est dans l’illusion.

Dés qu’on se situe dans l’Etre – Présent- on peut percevoir les deux possibles : la pierre ou le pain et par l’Attention on peut activer l’une ou l’autre idée génératrice de la forme. Si on porte l’Attention sur la pierre, celle-ci se matérialisera et le pain restera « conceptuel » dans l’invisible jusqu’au moment où l’Attention cessera de se porter sur la pierre et se portera sur l’idée du pain. La pierre disparaitra du visible à plus ou moins long terme car tant que des personnes la contempleront elle continuera à être visible, cette pierre ne peut donc être effacé de l’existence car même le jour où elle aura disparu une trace de son existence demeurera dans l’Akasha.

On ne peut donc pas modifier le Passé (ce qui à été) on peut tout au plus se créer à partir du Présent un autre Passé en espérant que celui-ci modifiera le Présent cependant cette trame du Passé que l’on à vécu et du Présent actuel (que l’on veut changer) existera toujours. Si une voyante percevait alors ce passé elle percevrait ces « deux passés ».

Il est totalement inutile de vouloir retourner dans le Passé pour y inscrire un autre Passé imaginé à partir du Présent car on peut modifier le Présent Ici et maintenant. Si dans le passé on a vécu un scénario de tristesse il ne nous sert à rien de nous inventer un Passé joyeux pour vivre un présent joyeux : il nous suffit ici et maintenant de porter notre Attention sur la Joie dans le Présent.

Le monde de l’Illusion est parsemé d’états d’âme possibles à vivre : joie, tristesse, bonheur, malheur, colère ; frustration, culpabilités… et nous pouvons choisir d’animer l’un ou l’autre. C’est ainsi que notre existence est parsemée d’états heureux et d’autres malheureux.

Dés qu’on se place au niveau de l’Etre (unifié) on peut percevoir tout cela et on n’a plus besoin de passer par des Etats d’âme pour Etre. On peut très bien être traversé par la tristesse ou la joie sans que cela nous perturbe davantage : on est transparent, on ne rejette rien, on ne refuse pas ce qui nous traverse, on ne cherche rien à évacuer ou à retenir. On laisse passer !

Il n’y a donc rien à rejeter ; à condamner, à combattre, à éviter, à détruire ou a atteindre : l’existence est un voyage et il suffit de rester ouvert à ce que nous offre la vie et percevoir ce qui réjouit notre âme (ce qui nous fait du bien) et ce qui ne nous réjouit pas (ce qui nous fait du mal) et ainsi on est libéré de toute souffrance.

L’Etat d’Etre permet de s’installer dans le Bonheur sans cause ; on n’est pas heureux parce qu’on vit ceci ou cela mais parce qu’on à décidé fermement d’être heureux et ceci quoiqu’il arrive. On est donc détaché des états d’âme car rien ne peut détruire un état d’Etre.

Notre Soi est comme le Soleil. Depuis sa hauteur il voit tous les événements du chemin (passé et à venir) il se réjouit de cette aventure, alors que notre moi ne voit que ce qui se passe autour de lui et peut se cristalliser dans un état douloureux alors que le bonheur est tout prêt. Ainsi on peut se retrouver dans une situation de manque d’argent et se cristalliser sur ce problème alors qu’un chèque provenant d’un héritage d’un oncle inconnu est dans la sacoche du facteur qui va le déposer dans notre boite aux lettres, mais comme nous sommes trop perturbés par ce manque nous n’allons pas chercher notre courrier et ainsi toute la journée on se lamente alors qu’on aurait pu se réjouir.

Notre Soi ressemble à un Américain qui désirant visiter les Etats Unis passe d’un Etat à l’autre. A chaque fois qu’il traverse un Etat il perçoit un autre aspect de la vie mais ne se laisse pas perturber par ce qu’il voit car il sait que tous ces Etats sont Unis. Chaque état est un état d’âme, l’Amérique est un Etat d’Etre.

Ainsi à chaque instant il nous suffit de rester dans l’Etre pour que notre vie soit plus simple. Lorsqu’on se trouve face à un verre si on est en joie on le verra à moitié plein, si on est en tristesse on le verra à moitié vide, si on est dans l’Etre on verra un verre !

Chacun d’entre nous est une émanation du Je Suis universel (la totalité de celui-ci) et dés qu’on met un mot ou un nom derrière ce « Je Suis » on définit qui on croit être (beau, moche, intelligent, heureux, dépressif) et la vie nous exauce en nous amenant les événements adéquats à cette vision.

Dés qu’on s’identifie à un rôle ( médecin, juge , patron, chimiste, père, mère, président , curé etc.) tout ce que l’on fait est coloré de cela ( si on est juge on régit sa maisonnée comme son tribunal) et on se retrouve cristallisé dans des fonctions ou des rôles que l’on veut tenir, des projets que l’on veut réaliser, des vertus que l’on veut acquérir, la perfection que l’on veut atteindre..

L’Enfant vrai ne met aucun mot derrière Je Suis car ce qu’Il Est pour l’instant (Présent) ne sera plus ce qu’il sera dans trois minutes. Il peut piquer une colère et se montrer câlin tout de suite après, ainsi il peut dans la même journée changer mille fois d’humeur mais il demeure ce qu’il est. Quand la colère le traverse il l’exprime et la laisse passer.

Quand on demeure dans l’Etre on vit l’instant, on ne se laisse plus avoir par les projections émanant de l’ego : tout projet nous maintient dans l’obligation, le temps, l’espace, le désir de réussir. L’enfant n’est plus dans le projet il vit le « jet » ici maintenant et il est joyeux car c’est la Nature d’Etre de l’Enfant céleste : Eros Christ.

On vit dans un corps de matière dense mais au-delà de cette fréquence on dispose d’un corps de Lumière inaltérable et on peut décider d’installer notre Réalité dans l’un ou l’autre : ils ne sont pas distants ils sont Un mais dans des fréquences dimensionnelles différentes. Il n’est pas besoin de se libérer de l’imperfection pour aller vers la Perfection mais reconnaitre que celle-ci existe de toute éternité et qu’elle est la seule vérité en laquelle on installe son Royaume

Quand le chrétien dit « ceci est bien » ou « ceci est mal » Brahman dit « tout est parfait »

Christian Duval, le 26/10/2014
Source : conscience quantique

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