Messages d’un Ange – Abécédaire P : Pardon

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Messages d’un Ange
Abécédaire P

« PARDON »

pardon01c1Ça y est, maman n’aime plus Papa
Pourquoi soudain ? je ne sais pas
Il a dû faire ses valises,
Et s’en aller en pleine bise
Quand ils m’ont fait, est-ce qu’ils s’aimaient ?
Et moi alors, qu’est ce que je fais ?
Maman tu crois en Jésus-Christ
Souviens-toi de ce qu’il a dit
Sur le pardon et sur l’oubli
Alors, siouplait, restez amis !

Il n’y a qu’un moyen de se sortir de la spirale de la violence et de la haine; ce moyen, c’est de cultiver le pardon. Il est évident que le modèle d’ego avec lequel vous fonctionnez vous pousse à trouver qu’il est nettement plus difficile d’accorder le pardon que de résister à la vengeance.

Pourtant, sans pardon, aucune chance de paix durable n’est envisageable, puisque votre monde a connu tant de conflits entre pays, mais aussi entre individus et maintenant entre sexes et même générations, qu’une véritable toile d’araignée de ressentiments entoure la planète et assombrit en permanence son aura, perturbant les émissions angéliques du canal 888 chargées de vous insuffler l’esprit de pardon.

Les exemples de pardon se multiplient pourtant, car même si les chiens aboient, la caravane passe; ainsi le pardon médiatisé que les Français, les Allemands dans leur ensemble, les banques suisses et le clergé catholique, adressèrent récemment au peuple juif, va dans le bon sens.

Un autre exemple de pardon, en Amérique, cette fois, fut très médiatisé; il s’agissait du pardon que des parents accordèrent au meurtrier et violeur de leur fille. Tout le monde les vit s’étreindre dans le parloir de la prison, tous les trois en pleurs, prononçant, qui des paroles de profond repentir, qui de miséricorde admirable. Cette séance de sincère remords racheta suffisamment l’âme du jeune criminel pour qu’il puisse garder espoir quant à ses chances de survie spirituelle. Il avait, bien sûr été condamné à la chaise électrique et sur Terre, votre Justice ne tient pas tellement compte des revirements de comportements dus à une prise de conscience de la possession maligne de l’esprit.

Le refuge en sa religion que Jésus offre à tous ces violents criminels, leur donne au moins l’occasion de se débarrasser de l’entité qui empoisonnait leur cerveau à travers le canal 666, le canal des pires idées, et ils peuvent dès lors envisager leur avenir différemment.

 

De Nick Ut à Kim Phuc

Un autre cas admirable et très médiatisé (ce qui dût faire réfléchir bon nombre de gens) est celui de Kim Phuc, cette encore jeune vietnamienne, brûlée gravement pendant le bombardement au napalm du village de Tran Bhang dans la pagode duquel Kim, les autres membres de sa famille et plusieurs dizaines d’autres villageois terrorisés par l’attaque massive et aveugle des GIs, s’étaient réfugiés.

Un reporter-photographe de guerre du nom de Nick Ut, vietnamien également, se trouvait non loin de là, sur la route principale menant au village; il commençait juste à prendre des photos du village et des explosions qui le secouaient et le transformaient en volute de fumée, lorsque des sortes de fantômes en émergèrent et commencèrent à apparaître sur cette route. Au fur et à mesure que ces ombres se rapprochaient, il s’aperçut que la plupart d’entre elles étaient en fait des corps de chair, nus et fumants, comme brûlant de l’intérieur, des lambeaux de peau pendant le long de leurs corps comme des guenilles; il s’aperçut, en outre, que ces zombis hurlants, parfois sans qu’aucun son ne puisse sortir de leurs bouches béantes, étaient surtout des femmes tenant des bébés (ou des restes de bébés) dans leurs bras et de jeunes enfants. La photo de ces pauvres hères courant nus, la bouche grande ouverte sur leur cri muet (doublement muet, puisque figé par la photo) les yeux écarquillés d’horreur et d’incompréhension, fit le tour du monde et surtout des Etats-Unis, où la campagne des pacifistes commençait à faiblir sous les puissants coups de butoir que la garde nationale et la police contrôlée par Nixon leur assénaient.

Kim Phuc, alors âgée de sept ans, figurait juste au centre de cette photo…

Ce cliché, particulièrement désastreux pour l’image de pacificateur-luttant-contre-les-méchants communistes, que les militaires de Nixon voulaient donner de leur Armée, les anges délégués pour essayer de mettre fin à ce sanglant conflit le voulurent parfait, notamment pour désamorcer aussi vite que possible l’aggravation progressivement mondiale que ce conflit provoquait.

La situation de ces pauvres femmes et enfants vietnamiens brûlant sur pieds sur cette route était si parfaitement horrible et révoltante, qu’ils comprirent qu’il fallait absolument l’exploiter au mieux pour apporter de l’eau de qualité au moulin des colombes américaines galvanisées par les émissions télépathiques de paix et d’amour universel que les anges envoyaient. L’ange gardien du photographe l’aida donc à appuyer sur le déclencheur à l’exacte microseconde où le cadrage du cliché et la lumière étaient parfaits, restituant parfaitement, donc, toute l’horreur possible qu’avait pu engendrer cette action de guerre particulièrement calamiteuse. Le réseau angélique prit en charge ces précieux clichés et mirent tout en oeuvre pour que tous les Américains voient cette photo, montrant plus clairement que jamais à quelle sorte de sale guerre leurs boys favoris se livraient là-bas en leur nom.

Cela redonna un courage extraordinaire à tous les pacifistes, dans les rangs desquels se trouvaient certains militaires blessée et écoeurés de ce qu’ils avaient été forcés de faire; quelques mois plus tard, l’Armée des dealers d’héroïne, des grands défolieurs et des assassins de populations mettait les pouces et abandonnait un terrain dévasté. Beaucoup, beaucoup de gens moururent pour rien, au Vietnam, comme d’habitude dans les guerres.

Mais Kim ne fut pas du lot car elle survécut à ses terribles blessures, grâce à l’action combinée de son ange gardien et d’un habile spécialiste, l’un ayant réussi à amener Kim à l’autre, ce qui ne fut pas facile, puisque cet hôpital était a priori réservé aux grands brûlés porteurs de passeport américain. Plus tard, elle fut retrouvée par le photographe responsable de la photo grâce à laquelle il avait reçu le prix Pullitzer. Il aida, avec d’autres, Kim à s’échapper du nouveau Vietnam où elle était exploitée par les autorités locales : elle devait à tout bout de champs montrer ses terribles et indélébiles cicatrices à qui voulait les voir, pour l’édification anti-américaine des masses révolutionnaires; elle put finalement, à l’occasion d’une nième tournée de propagande dans un pays frère, profiter d’une escale pour se réfugier en Amérique.

Là, elle ne perdit pas de temps. Ses blessures, qui la feront souffrir hélas toute sa vie, mais qui n’ont jamais eu raison de son éternel sourire, lui donna également (la loi des grands équilibres) une âme extraordinairement développée, donc généreuse.

Lors d’une cérémonie, se déroulant au pied du Mémorial édifié à Washington D.C. à la mémoire des morts américains du Vietnam, elle fut invitée à faire un discours en tant que symbole vivant de ce que la guerre fait subir aux populations civiles et innocentes. Kim prononça en cette occasion un speech magnifique, fortement inspiré, bien sûr, par son brillant gardien céleste (elle est la première à le reconnaître) et qui ne laissa pas une seule paupière sèche dans la nombreuse assistance. Elle dit, en substance, qu’elle pardonnait à celui qui donna l’ordre à l’aviateur de larguer ses bombes ainsi qu’au pilote lui-même. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que le capitaine responsable de ce calamiteux raté se trouvait dans la foule des auditeurs…

Il se trouve que ce bombardement n’avait, pour une fois, pas été volontairement dirigé sur les populations mais ordonné sur la foi de fausses informations des services de renseignement yankees.

Il se trouve aussi que le capitaine en question avait réalisé le lendemain, en voyant la désormais immortelle photo dans le journal, qu’il était pour toujours le responsable de cette honteuse situation et il en fut très affecté, comme bon nombre de ses collègues qui n’avaient pas complètement perdu leur conscience dans la bataille et qui, de ce fait, avaient sombré dans l’alcoolisme et les comportements suicidaires pour échapper aux remords et aux cauchemars résurgents et récurrents, hérités à cause de la façon scandaleusement brutale avec laquelle cette guerre absurde (sauf pour les intérêts de quelques uns), avait été menée. Il était donc inconsolable depuis cette période et lorsqu’il s’aperçut qu’il était à deux pas de Kim, vingt ans plus tard, au pied on ne peut plus symbolique du Mémorial, il sauta sur l’occasion de lui demander pardon pour toute cette souffrance que la pauvre Kim endure depuis son fatal bombardement. Cette admirable enfant de Dieu remit, durant cette entrevue, le pilote inconsolable sur les bons rails et le libéra de ses tourments.

Ces anecdotes illustrent bien, à mon point de vue, tout ce que vous pourrez tirer de bon en développant le pardon, tant collectivement qu’individuellement. L’Europe ne peut se faire que parce qu’une réconciliation à base de pardon et d’enterrement de hache de guerre, s’est finalement faite entre les Anglais, les Allemands, les Italiens, les Espagnols et les Français. Le résultat est la paix que vous connaissez dans cette région, pourtant régulièrement ravagée par de terribles guerres pendant des millénaires. Bien avant César et Vercingétorix, les peuplades européennes se faisaient déjà d’horribles misères.

 

Dans les Balkans, l’OTAN suspend son vote

Le seul endroit où l’Europe n’a pas pu préserver cette nouvelle paix se trouve précisément là où les populations adversaires à l’époque hitlérienne (pour mémoire : les Serbes, les Bosniaques, les Albanais et les Croates), n’avaient pas entamé une démarche générale et officielle de pardon. La fédération yougoslave, créée autoritairement par Tito, ne lui survécut pas, à cause, justement, de ces lacunes concernant les réconciliations officielles non faites entre les Croates catholiques et/ou pro-nazis, les musulmans bosniaques et albanais et les Serbes, communistes ou « chrétiens » orthodoxes. Il est à craindre que si cette fois encore rien n’est fait dans le sens du grand pardon général librement consenti et compris, les Bosniaque se seront réarmés dans quelques années et prendront le premier prétexte venu pour vouloir venger tous leurs massacrés récents, si sauvagement exécutés par les purificateurs ethniques serbes et croates, les kosovars albanais brûlent d’envie d’obtenir leur indépendance et ce sera de nouveau la grande misère dans la région des Balkans, décidément bien remuante depuis le début de ce siècle.

Car la région va forcément exploser, puisqu’on trouve maintenant 92 % d’Albanais au Kosovo, 6 % de Serbes, le reste étant composé de familles turques et gitanes. Les autorités serbes font semblant de croire que ce territoire est toujours serbe du fait de son passé historiquement serbe, même s’il est occupé maintenant par 94 % de non Serbes. Et Poutine a bien prévenu qu’il n’accepterait aucune amputation des frontières de sa grande amie la Serbie. Tous les ingrédients sont là pour faire repartir la guerre froide entre les deux blocs surarmés.

La Corse aussi est célèbre pour sa tradition de vendetta, de corruption, de fraude fiscale et sa conception de la démocratie élargie aux cimetières. Mais cela leur a-t-il porté chance jusqu’à maintenant ?

Quant à l’inter-minable conflit israélo-palestinien, ils apprennent à leur dépend cette phrase de Gandhi : « Un oeil pour un oeil rend finalement toute le monde aveugle». Comprenne qui pourra…

Au niveau de la cellule individuelle, le pardon est également plus que nécessaire à répandre pour tâcher d’arrêter l’hémorragie préoccupante qu’expérimentent tant de familles, en ces temps d’égoïsme exacerbé et d’abandon progressif des valeurs de solidarité. Que les femmes cessent d’accuser les hommes d’aujourd’hui de ce que leurs grands-pères faisaient à leurs grands-mères; que les hommes et les femmes se pardonnent, s’ils se sont une fois oubliés dans les bras d’un(e) collègue de bureau. Si vous ne pouvez pardonner ou aimer de près, rien ne vous empêche, dans le secret de votre coeur, d’aimer ou pardonner de loin. Le pardon amène autant de joie à celui qui pardonne qu’à celui qui est pardonné, parce que c’est un sentiment de conscience supérieure, donc forcément un peu étrange pour vous. Jésus fut très clair sur ce point : il a dit avant de mourir au sujet de ses tourmenteurs sadiques qui continuaient à s’amuser de lui, alors qu’il était cloué sur la croix et saignait de partout “Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font”.

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Source : http://www.messagescelestes-archives.ca
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