Messages d’un Ange – Abécédaire R : Révolution

119

Messages d’un Ange
Abécédaire R

« REVOLUTION »

beatlesrevolutionLa droite si gauche, la gauche à droite
Et puis le centre dans de la ouate
Ils rêvent tous de prendre du galon
Mais que font-ils pour la Nation?
N’oubliez pas vos traditions
Et criez-en bien fort le nom:
Révolution !

Le monde ne sera changé que par ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils pourront y arriver.

Ce sont ceux-là que je dénomme “révolutionnaires” et ils sont chers à nos coeurs d’anges. Dans le mot « révolution », il y a bien deux mots : « rêve » et « évolution ».

Les anges ne voient aucun inconvénient à soutenir des révolutions dès lors qu’elles sont justes et répondent aux sollicitations télépathiques des anges de progrès. Il y a même de nombreux volontaires parmi les anges gardiens pour être affecté auprès de l’un d’eux, car ils seront sûrs de ne jamais s’ennuyer. Ces révolutionnaires qui ont, les uns après les autres, tiré votre espèce de la barbarie générale, sont en fait le fer de lance de l’évolution humaine.

Beaucoup d’entre eux se retrouvent dans les rangs des artistes et des intellectuels à tendance plutôt gauchisante. Leur première force était de connaître beaucoup de mots et de les utiliser comme des armes. Certains mots sont plus chargés de signification quadridimensionnelle que d’autres et peuvent gagner une bataille autant qu’une division militaire.

Certains discours, certains livres, certaines musiques, même (celles qui contiennent également des formes pensées quadridimensionnelles) ont littéralement modifié le monde, dans les deux sens, le bon comme le mauvais. Les mots peuvent déclencher n’importe quel chakra, de la folie meurtrière du premier chakra à la crise de larmes d’amour du quatrième, de la stimulation du désir sexuel du deuxième à la grosse colère du troisième, etc., sans oublier l’effet des mantras sur les cinquième et sixième. L’apprentissage des mots et de leur utilisation aida à se libérer de leur joug des peuples entiers, oppressés par un autre peuple les dominant car ils purent mettre des mots à leur situation, ce qui les aida à poser leur problème clairement et trouver plus facilement la solution correspondante. C’est l’exemple de l’Algérie qui, en moins de deux siècles, compta assez d’érudits francophones dans les rangs de leur ethnie pour s’affronter à armes égales avec les autorités françaises, créer le F.L.N. et gagner leur indépendance. Malheureusement, les plus doués d’entre eux furent tués et ce fut surtout les pires d’entre eux qui survécurent. De ce fait, ce qu’ils firent, hélas, de cette nouvelle indépendance, ne fut pas à la hauteur de la démarche initiale. Ils avaient pourtant appris que tous les hommes étaient nés libres et égaux et que leurs colonisateurs, bien que prônant la liberté, l’égalité et la fraternité, ne l’appliquaient que pour eux-mêmes; les Algériens se bornèrent donc au début à en réclamer l’application pour eux aussi. Comme ils obtinrent une fin de non-recevoir de l’administration coloniale aussi bien que de leurs employeurs privés, le ton haussa et la guerre éclata, une guerre dont l’Algérie ne s’est, apparemment, pas encore remise.

Néanmoins, malgré ce triste exemple algérien de tout ce qu’il ne faut pas faire après une révolution populaire armée victorieuse, toute forme de culture littéraire est bonne, car elle conduit à la lecture des livres incontournables du patrimoine de l’Humanité, et la connaissance de ces textes sont en général facteurs de progrès individuel. Apprenez le plus de mots possible, que le dictionnaire soit l’un de vos livres de chevet, car la communication ne s’en élargira que plus entre vous toutes et tous, et là est l’une de vos solutions pour déclencher La révolution, celle capable de nettoyer pour toujours vos rangs des parasites lucifériens qui phagocytent lentement, mais encore sûrement à l’heure actuelle, les postes de commande du monde matériel.

Les mots peuvent vaincre les maux, comme ils peuvent en créer de nouveaux. Toujours cette liberté de choix voulue et imposée par Dieu…

 

Mai 68, révolution ou révolution ?

Il y a une légère différence entre la résistance et la révolution : la révolution balaie tout sur son chemin, alors que la résistance ne veut qu’un retour à l’ordre précédent, meilleur à leur goût. Les révolutions, elles, sont porteuses de rêves et abritent les utopies les plus échevelées, et c’est aussi bien ainsi car il en reste toujours quelque chose lorsque le grand soufflé révolutionnaire est retombé. Votre exemple national récent le plus parlant sur ce sujet se trouvent être les évènements de mai 68.

Les révolutions sont souvent violentes, à cause des forces de répression à la solde du pouvoir contesté (souvent à bon escient) et non des révolutionnaires.

C’est par des manifestations contre la guerre au Vietnam et l’arrestation de quelques étudiants participant à ces manifestations que l’étincelle, qui mit le feu finalement à tout le pays, fut allumée.

Le feu couvait déjà depuis un bon moment, car le général de Gaulle était sur le point de fêter sa première décennie de règne absolu, s’étant traduit par un important renforcement de l’organisation pyramidale du pays, du haut vers le bas, et de la classe dirigeante, tous domaines confondus. Il n’y a en soit rien d’étonnant à cela, puisque de Gaulle était un militaire, et qu’y a-t-il de plus pyramidale que la hiérarchie militaire ?

Une preuve supplémentaire qu’un militaire, même habité des meilleures intentions, ne saura jamais gouverner longtemps une population de civils sans, un jour ou l’autre, déclencher une énorme vague de mécontentement. Or, les bombardements angéliques des années 60 stimulaient légitimement une aspiration de ceux qui les captaient à un système horizontal d’organisation (d’autant plus forte que les bombardements étaient intenses), d’où le choc entre les partisans de la pyramide, englobant l’armée, la police, les gaullistes, les patrons et tous les petits chefs en général, et les aspirations libertaires des étudiants, des politiciens socialo-communistes, des journalistes censurés et surtout des travailleurs, premières victimes de cette lourde et finalement intolérable hiérarchie autoritaire.

“Il est interdit d’interdire”, “soyez réalistes, demandez l’impossible”, “l’imagination au pouvoir”, “Nous sommes tous des Juifs allemands” sont des slogans significatifs de l’ambiance utopiste et généreuse des événements français de mai 68, mais dont le paradoxe évident marque aussi les limites, ambiance que l’on retrouvait partout en Europe et surtout à Prague, sous la houlette du héros Dubcek. Malheureusement, l’affreux Brejnev veillait et des milliers de braves gens comme le jeune Lan Pallach ne s’en remirent jamais…

Il est normal que les étudiants en Lettres ou en Philosophie soient à la pointe des mouvements révolutionnaires naissants. Ayant en moyenne plus utilisé leur intellect que les autres, ils ont la capacité et même le devoir de faire preuve d’imagination, d’humour, d’intelligence analytique et d’amour universel et libertaire.

Le Juif-allemand-Français Daniel Cohn-Bendit, alias Dany-le-Rouge-vert, fut et reste à nos yeux l’un de nos électrons libres, comme il s’appelle lui-même, le plus doué de sa génération. Il est, encore maintenant, en phase quasi totale avec les enseignements Melchizedek, ce qui, pour un humain s’occupant professionnellement de politique, est rare, donc précieux. Je lui souhaite longue vie et de nombreux mandats populaires.

Le seul conseil que je suis autorisé à lui prodiguer concerne ses positions sur les recherches génétiques : non seulement son écologisme pur et dur et sa confiance presque aveugle en la nature ne tient pas compte des 10 % d’erreurs naturelles qu’elle produit, du fait des expérimentations hasardeuses des Porteurs de Vie n’ayant pas donné les bons fruits escomptés.

Mais c’est plus par ignorance de ce fait (puisqu’il était seulement connu, jusqu’à cet abécédaire, des anges) que par incompétence qu’il se méfie des expériences génétiques; de plus, il est un ennemi juré des doctrines génétiques nazies sur la race supérieure et les manipulations à la Mengele qui furent perpétrées contre les membres du peuple juif, (puisqu’il est Juif, et Allemand de surcroît !). Chat échaudé craint l’eau froide, et c’est hélas dans l’ordre des choses. Il est donc parfaitement explicable qu’il soit plus réticent que de raison au sujet des manipulations génétiques.

Mais seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, et Daniel est remarquablement intelligent et réceptif.

En ce qui concerne les évènements français de Mai et de Juin 68, qui ne se bornèrent pas, loin s’en faut, à des affrontements de rue, les slogans plein d’humour, les affiches digne des plus grands communicateurs, cette exaltation palpable de la jeunesse, toutes classes sociales confondues (moins quelques indécrottables pathétiques néo-nazis irrémédiablement hypnotisés par les doctrines lucifériennes) prouvent indubitablement la signature du travail télépathique de mes collègues, les anges de progrès. Le pouvoir que donne l’assentiment massif d’une opinion publique se trouvant derrière ou aux côtés d’une révolution en marche n’est guère arrêtable par le pouvoir contesté, à moins qu’il ne décide de se rendre coupable de graves exactions contre les manifestants pacifiques, le genre justement que n’hésitèrent pas à commettre les gouvernements gaulliste et, plus récemment chinois, face à de braves étudiants qui avaient, chacun en leur temps, atteints la maturité nécessaire pour se libérer du bourrage de crâne qu’ils avaient dû endurer tout au long de leur jeunesse. Au sujet du mai 68 vécu par les parisiens, on peut se réjouir qu’ils soient tombés sur le Préfet de Police Grimaud, nettement plus humain que son récent prédécesseur à ce poste, le “fonctionnaire” Maurice Papon, totalement indifférent à la mort d’autrui, sous la houlette duquel les forces de police répressives avaient pris de très mauvaises habitudes de violence meurtrière impunies, à tel point que son successeur dut, par courrier individuel, rappeler aux intéressés quel comportement ils étaient censés adopter, à savoir éviter de battre à mort les lycéens et les étudiants.

D’après les rapports angéliques sur la question, il y a eu, malgré les directives Grimaud, plusieurs dizaines de jeunes tués par la police, lâchement camouflés en accident de la route, noyade “accidentelle” ou autres mensonges, afin de sauver l’image du gaullisme. Entre la raison d’État, version De Gaulle, et la transparence de la vérité, il n’y eut pas beaucoup d’hésitation : c’est la dissimulation qui fut choisie. Cohn-Bendit, même teint en brun, dût quitter la France pour l’Allemagne et les gaullistes regagnèrent les élections suivantes. Fin du rêve, mais non de l’évolution, Dieu merci, car la France est un grand pays dont les ressortissants savent, dans l’ensemble, corriger les erreurs de leurs leaders.

La C.I.A. dirigée à cette époque par G. Bush père fut capable de réussir son coup d’État au Chili contre Allende, en achetant le syndicat des camionneurs et en finançant le supposé chef des Armées d’Allende, Pinochet pour le nommer, qui accepta de devenir, à l’instar de Noriega et de Videla, le pantin vénal de la C.I.A., bien que ce dernier, abusant trop ouvertement du trafic de cocaïne, ne put décemment conserver l’immunité que conservera jusqu’au bout Pinochet, sans doute plus rusé.

Contre la mafia d’État, il n’y a guère que la force populaire déferlante d’une révolution pour la désorganiser, ne serait-ce que provisoirement (les diables ayant de la suite dans les idées infectes). En vérité, leur principale force étant l’argent, il n’y a pas d’autres méthodes que de le leur prendre de force pour les affaiblir et ultimement se débarrasser de leur diktat. Seul un grand mouvement populaire et révolutionnaire aux visées non-violentes, donc inspirées par le grand politicien de ce siècle : Gandhi, pourra peu à peu vous débarrasser de l’étreinte de la pieuvre sans la remplacer par pire qu’elle, comme cela fut si souvent constaté, à commencer par Shakespeare. Il faut traquer la pieuvre sans arrêt ! Une justice courageuse et déterminée, une police à ses ordres, une armée neutre, une opinion publique favorable, et regardez déjà ce qui se passe en Italie ! La camorra recule; la cosa nostra recule; que les autres pays s’y mettent, y compris en Corse, en commençant par les membres influents et “au dessus de tout soupçon” qui sont arrivés à s’infiltrer, à coups de pots de vins, de kidnapping, d’exécutions sommaires ou de menaces, jusqu’à la tête des structures du pouvoir politique et financier de leurs régions respectives. Mais qui va s’attaquer aux terribles triades asiatiques et aux mafias ex-soviétiques ?

À ce titre, Jésus et Jean-le-Baptiste voulurent être de purs révolutionnaires en s’attaquant haut et fort aux nantis et aux chefs; ils subirent le sort des utopistes qui n’ont pu susciter un consensus suffisant dans la population pour être vraiment soutenus, suivis et protégés. Mais c’est plus la faute desdites populations que des talents respectifs de ces hommes, totalement ou partiellement divinisés. La Commune de Paris subit le même sort. Il faut dire que là encore, des provocateurs lucifériens avaient fait le nécessaire pour que Thiers ait tous les prétextes pour faire couler le sang de tous les communards sincères ayant légitimement eu envie de changer de régime politique, comme Élisée Reclus ou Victor Hugo.

————————————

Autres Messages de l’Ange : Sommaire
À suivre… Science

Source : http://www.messagescelestes-archives.ca
[signoff][/signoff]

Comments are closed.