Nous nous réjouissons de votre avancée et nous apprêtons à vous recevoir en votre nouveau Royaume

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Transmis par Pascal Bécu

Bonjour Pascal, c’est Marie.

Les énergies sont denses et beaucoup se sentent fatigués. Il devient urgent et important de se laisser traverser par toutes ces énergies qui semblent vous submerger à certains moments, et par les évènements qui les accompagnent en vous et autour de vous. Les charges émotionnelles sont amplifiées et vous devez maintenir un équilibre en tempérant vos réactions. Pour cela vous devez demeurer dans l’observation de ce qui se passe et de ce qui est vécu, prenant du recul, en vous-même, jusqu’à inclure les aspects multidimensionnels de votre être, en une perception élargie et si possible unifiée. Ce faisant, vous relativiserez le vécu intérieur ou extérieur et trouverez plus facilement les attitudes à adopter pour traverser ces courants. Nous savons que ce n’est pas facile, ce pourquoi nous ne vous reprocherons pas vos erreurs ou vos « sautes d’humeur ». Cependant il vous revient de retrouver l’équilibre lorsque vous vous sentez affectés ou perturbés. L’élévation du tenseur émotionnel était prévue, en avertissement et en préalable à ce qui vient, un peu comme un vide atmosphérique précède et annonce une tempête. Prenez-en votre parti et prenez conscience de ce que ce prélude signifie.

Dans ce contexte, il peut vous sembler difficile d’élaborer des projets à court ou moyen terme.
Le temps semble vous échapper, apparaissant trop long ou trop court selon votre point de vue, comme si vos repères étaient en train de s’estomper pour laisser place à la confusion et au doute. L’écran de votre réalité ne disparaît pas, tandis que le film qui s’y trouvait projeté se dissout. Dans le « même temps », une nouvelle réalité apparaît, qui était annoncée, que vous appeliez de vos voeux et que vous ne parvenez pas encore à vraiment discerner. Vous vous situez dans cet « entre-deux », quittant progressivement l’ancienne matrice, tout en passant le cap d’une nouvelle réalité qui, tel l’horizon, semble parfois s’éloigner au fur et à mesure que vous vous en approchez. Aussi ne fixez rien, traversez ce double point de vue et demeurez dans une intention « ouverte », laissant le champ libre à ce qui vient et à la découverte de l’inconnu.

Sachez « pourquoi » vous faites ce que vous faites et vivez ce que vous vivez, sans trop vous soucier des étapes traversées. Certaines routes peuvent sembler bifurquer ou zigzaguer dans le continuum des intentions émises ou des épisodes traversés. Ces mouvements ne sont pas contradictoires. Vous devez comprendre que la vie concrétise vos intentions dans le sens que vous lui indiquez, plus que dans les formes à travers lesquelles elle se manifeste. Demandez-nous la Lune et elle se manifestera sur le plan terrestre. Demandez-nous la Terre et vous vous retrouverez sur la Lune ! Cela signifie que le plan physique se concrétise par le biais de l’intention psychique, tandis que la connaissance s’obtient par réflexion de l’expérience physique. Si vos intentions sont tournées vers la Terre, elles prendront forme tout d’abord sur le plan psychique, tandis que leur concrétisation physique sera soumise à la loi de cause à effet. A l’inverse, si l’intention est émise en direction du plan psychique, elle « attirera » (loi d’attraction magnétique) d’abord les évènements physiques compatibles avec sa réalisation psychique. C’est ainsi que cela fonctionne, vos projections psychiques prenant forme au gré des évènements physiques vécus (loi d’attraction), tandis que vos actions déterminent les causalités à venir (loi de cause à effet).

Ces notions, quoique difficiles encore à saisir pour vous, sont importantes car elles représentent le mode d’emploi des énergies auxquelles vous avez désormais accès. Nous donnons ces précisions pour ceux qui souhaitent orienter leurs recherches et dégager des perspectives de travail, dans l’attente des changements annoncés et juste avant qu’ils ne se produisent. Une fois le plan physique « recalibré », vous observerez le résultat de ce qui a été projeté (intention) dans l’espace psychique. Ce dernier représente en fait la source du premier (espace physique), à partir de laquelle la vie prend forme et se transforme au gré des intentions exprimées (verbe). Cette source contient une essence commune qu’on appelle l’amour, en tant que contenu, intelligence et substance vivante de toute la création, toutes formes et dimensions confondues.

L’amour, associé à l’espace, représente ainsi l’essence commune de la vie, se divisant en autant d’êtres qu’en contient la Nature. La lumière, associée au temps, leur donne forme à travers les dimensions. L’amour et la lumière représentent donc les deux aspects polarisés de la conscience (l’esprit), au départ unitaire, puis se divisant et se multipliant à l’infini pour manifester son essence et refléter la connaissance de ce qu’elle est, c’est-à-dire l’amour, en sa qualité primordiale. La vie se projette et se regarde elle-même au travers de la lumière, sans laquelle elle ne serait qu’amour non manifesté, soit un état de conscience unitaire et non polarisé. En l’absence de la lumière, la vie existe dans un état non différencié appelé « point zéro ». La polarité initiale, associée à la volonté divine de la source à se manifester et à s’étendre, la met en mouvement et produit un échauffement provoqué par le frottement de ses parties. La chaleur qui en résulte produit le feu, qui a son tour produit la lumière. La lumière est de même polarisée et fonctionne en circuit fermé. Cela signifie qu’à travers un « trou noir », circonscrit dans l’espace, un mouvement double est généré qui projette un « fluide cosmique », en fait l’amour, se transformant progressivement en lumière et se multipliant en des formes et potentialités innombrables, jusqu’à revenir à son point de départ, après avoir épuisé son cycle. La rotation des astres et des planètes relaie et dirige ce mouvement, se répartissant en d’innombrables cycles à l’intérieur desquels le fluide constitutif de l’amour est sans cesse recyclé et régénéré. Ainsi fonctionne la vie à tous les niveaux de la création, de la source aux cellules, et des cellules à la source, en un double mouvement perpétuel, entre la « vérité » de la conscience universelle (alpha), associée à l’esprit, et les formes de vie (oméga) à travers lesquelles elle se manifeste et acquiert la connaissance réflexive de ce qu’elle « est ».

Tout au long de ces cycles, le résultat (fruit) qui manifeste le mouvement de l’amour est la vie. En ce sens, le mouvement de la vie permet la concrétisation ou la réalisation de l’amour.
La lumière représente le vecteur à partir duquel ce mouvement prend forme et se manifeste en tant que « verbe ». La lumière « révèle » ainsi la transformation de l’amour et c’est ce phénomène que vous vivez et ressentez en ce moment. Ces transformations aboutiront bientôt à la « révélation » d’un nouvel espace de vie plus abouti, qui se présentera alors devant vos yeux ébahis ! Beaucoup se frotteront les yeux pour se convaincre de la réalité de ce qu’ils percevront et vérifier qu’ils ne rêvent pas ! Ils se boucheront de même les oreilles pour faire taire les bourdonnements incessants qui se feront alors entendre, et de plus en plus sur la Terre. Il y aura des « pleurs et des grincements de dents », mais nul ne pourra faire taire les trompettes ni tirer un nouveau rideau (voile) sur la « Nouvelle Terre », dés lors qu’elle sera visible à vos yeux. Pour vous qui m’écoutez en ce moment, vous fermerez les yeux lorsque cet appel retentira et les rouvrirez pour percevoir une nouvelle réalité sur la Terre (espace physique) comme au Ciel (espace psychique). Les voiles s’ouvriront alors des deux côtés de l’ancienne séparation (chute) et vous renaîtrez à un nouvel espace multidimensionnel élargi à l’échelle de votre famille stellaire et de la Galaxie. Et c’est ainsi.

Ces révélations pourront sembler surréalistes, irréelles, inconcevables, voire inadmissibles pour certains. Cependant elles figurent dans vos textes « sacrés » et se trouvent plus ou moins consignées dans toutes les traditions de la Terre.[1] Sachez que ces prophéties s’apprêtent à se manifester sur la Terre et dans vos cieux, et que nul ne pourra les ignorer, ni se soustraire aux changements annoncés. C’est ici et maintenant qu’un avertissement doit être donné, car « vous serez jugés de la manière dont vous jugez, et serez mesurés de la manière dont vous mesurez ».[2] C’est ainsi que chacun vivra l’Évènement, et les évènements inclus dans l’Évènement, avec les « yeux » du moment. Puissent-ils être ceux d’un enfant !Tous ne vivront donc pas le même film, selon le niveau de conscience auquel chacun se trouvera « accordé », en fonction de son origine, de son parcours et de sa préparation :

– Ceux qui se situeront uniquement sur le plan physique tridimensionnel verront la dissolution de leur monde tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’eux-mêmes. Là seront les pleurs et les grincements de dents, même si des aides sont prévues et leur seront apportées.

– Ceux qui se situeront sur le plan éthérique, tout en restant présent sur le plan physique, verront la disparition d’un monde et l’apparition d’un nouveau paradigme. Ceux là se réjouiront et seront accueillis.

– Ceux qui quitteront le plan physique terrestre se dirigeront vers une nouvelle destination compatible avec leur intention « primordiale » ou « contrat d’âme ».

Ainsi nul ne sera « épargné », en ce sens que personne ne sera laissé sur place ou au bord du chemin. En d’autres termes, personne ne mourra et chacun sera conduit ou dirigé vers la destination de son choix. Les cartes s’apprêtent ainsi à être redistribuées et différentes voies seront tracées, qui découleront logiquement et naturellement de ces choix. Les choix eux-mêmes seront révélés au cours de l’Évènement, au moment où vos yeux s’ouvriront sur la nouvelle réalité de la Terre et du royaume d’où vous provenez. Ce sera le « choc » de conscience attendu et le début de la « grande » transition qui sera dès lors vécue sur une échelle collective. Nous n’en révèlerons pas plus pour le moment, ne serait-ce que pour ménager l’effet de surprise annoncé, cela dans un sens positif, parce que le principe même d’une « révélation » implique que vous découvriez par vous-mêmes combien vous n’étiez qu’acteurs dans ce film. Alors le mot « fin » apposé sur l’écran tridimensionnel de votre réalité ne vous fera plus peur, car vous saurez que le film est terminé et que le temps est enfin venu de vous soustraire à ces jeux de rôles par trop réducteurs. Vous sortirez du film projeté dans un espace limité de troisième dimension et au sein duquel votre conscience se trouvait focalisée et absorbée tout au long de la projection. Vous quitterez alors la salle et rejoindrez vos guides et votre famille stellaire, franchisant la porte par laquelle vous étiez jadis entrés.

Certains, qui connaissent la fin du film, ont d’ores et déjà quitté la salle, tandis que d’autres s’apprêtent à rentrer chez eux, à l’issue de la projection. D’autres comprendront, en voyant le mot « fin », que le film est terminé et seront stupéfaits sous le choc de cette révélation. Ceux-là resteront peut-être quelques instants de plus dans la salle, le temps de reprendre leur esprit ou de méditer sur leurs attachements terrestres. Certains, nous le savons, se précipiteront dans une autre salle pour se plonger, une fois encore, dans l’ambiance d’un autre film de troisième dimension. Ce sera leur choix et il sera respecté. Cependant pour ceux qui voudraient pouvoir rester dans la salle et revoir le même film, nous les prévenons que la projection en cours est la dernière, que des travaux de rénovation et d’agrandissement sont prévus, et que cette salle ne sera plus disponible pour ce type de représentation ! A l’issue de cette restauration, un nouveau film sera projeté sur un écran « multiplexe » de cinquième dimension. En attendant, ceux qui voudront vraiment rester, sont invités à participer aux travaux !

Soyez rassurés à l’aube de ces bouleversements et assurés que nous vous accompagnons.
Nous nous réjouissons de votre avancée et nous apprêtons à vous recevoir en votre nouveau royaume. Alors Pascal, où le situes-tu ce « royaume » : en ce monde-ci ou ailleurs ?

– Ni ici ni ailleurs, mais dans ce qui donne forme à tout cela.

Et qu’est-ce que « Cela » ?

– La vie, qui est amour.

Et maintenant que tu as compris ?…

– J’ai envie de te remettre mon épée…

Bien, je la reçois. Me remettrais-tu également mon manteau ?

– Non je le garde !

J’avais bien compris ! (rire) Sois assuré de mon amour. Tu es prêt et n’auras plus longtemps à attendre. Je t’ai appelé et tu m’as entendu. Bientôt, très bientôt, tu me rendras ce manteau, car le tien te sera rendu et il brillera de mille couleurs !

– J’aime bien le bleu…

Moi aussi… Sananda se tient à mes côtés en ce jour béni et sacré. Nous vous attendons de « l’autre côté » de ce voile, désormais rendu éphémère.

Marie

MESSAGE 117

Annexe

La BHAGAVAD GÎTÂ (Chapitre 2)

 

LA CONNAISSANCE TRANSCENDANTALE

Samjaya dit : Le Seigneur Krishna prononça ces paroles à Arjuna ayant les yeux affligés et pleins de larmes, envahit de compassion et de désespoir. Le Suprême Seigneur dit : Comment un tel découragement a-t-il pu s’emparer de toi en ce moment ? Ce n’est pas convenable pour un Guerrier (ou une personne dont le mental et les actions sont nobles). C’est déshonorant, et ne conduit pas une personne au ciel, O Arjuna. Ne te laisse pas aller à la couardise, O Arjuna, car cela ne te convient pas. Chasse cette faiblesse insignifiante de ton coeur et lèves-toi pour le combat, O Arjuna

ARJUNA CONTINUE SON RAISONNEMENT CONTRE LA GUERRE

Arjuna dit : Comment pourrais-je dans le combat lancer des flèches à Bhisma et Drona, qui sont dignes de ma vénération, O Krishna ? Vraiment, mieux vaudrait vivre dans ce monde d’aumône plutôt que d’abattre ces nobles gourous, car en les tuant je ne ferais que profiter des richesses et plaisirs souillés de sang. Nous ne connaissons pas quel alternatif soit mieux pour nous, combattre ou quitter. D’ailleurs, nous ne savons pas si nous allons conquérir ou qu’ils nous conquérront. Nous ne devrions pas, ne fut-ce que souhaiter de vivre après avoir tué les fils de Dhrtarâstra qui sont dressés devant nous. Mes sens sont envahis par la faiblesse de la pitié, et mon mental est confus quant au devoir (Dharma). Je Te demande de me dire en toute certitude qu’elle est la meilleure. Je suis Ton disciple. Instruis-moi, qui aie trouvé refuge en toi. Je ne vois pas qu’acquérir un royaume sans rival et prospère sur cette terre, ou même la seigneurie sur les régnants célestes (Devas) dissiperaient la douleur qui dessèche mes sens.
Samjaya dit : O Roi, après avoir parlé ainsi au Seigneur Krishna, le puissant Arjuna dit à Krishna : je ne combattrai pas, et il resta silencieux. O Roi, le Seigneur Krishna, esquissant un sourire, dit ces paroles à Arjuna découragé au milieu des deux armées.

LES ENSEIGNEMENTS DE LA GÎTÂ DÉBUTE PAR LA VRAIE CONNAISSANCE DU SOI ET DU CORPS PHYSIQUE

Le Seigneur Suprême dit : Tu pleures pour ceux qui ne sont pas dignes d’être lamentés, et pourtant tu prononces des paroles de sagesse. Le sage ne se lamente ni pour les vivants ni pour les morts. Il n’y eut jamais un temps que ces monarques, toi, ou moi cessèrent d’exister, et nous ne pourrons jamais cesser d’exister dans l’avenir. Tout comme l’entité vivante (Atmâ, Jîva, Jîvâtma) acquiert l’enfance, un corps jeune, et un corps de vieillesse durant cette vie ; de même elle acquiert un autre corps après la mort. Le sage n’en est pas troublé. Les contacts des sens vers les objets appropriés engendrent la chaleur et le froid, la douleur et le plaisir. Ils sont transitoires et impermanents. Ainsi, apprends à les endurer, O Arjuna. Car une personne calme, qui n’est pas affectée par ces sensations, et est ferme dans la douleur et le plaisir, se rend digne de l’immortalité, O Arjuna.

LE SOI EST ETERNEL, LE CORPS EST TRANSITOIRE

L’Esprit invisible (Sat, Atmâ) est éternel, et le monde visible (y compris le corps physique) est transitoire. La réalité de ces deux est vraiment perçue par les voyants de la vérité. L’Esprit (Atmâ) par qui tout cet univers est pénétré, est indestructible. Personne ne sait détruire l’impérissable Esprit. Les corps de l’éternel, immuable, et incompréhensible Esprit sont périssables. Par conséquent, livre bataille, O Arjuna. Celui qui pense qu’Atmâ (Esprit) peut tuer, et celui qui pense qu’Atmâ est tué, les deux sont ignorants. Parce qu’Atmâ ne tue ou est tué. L’Esprit (Atmâ) ne naît jamais et ne meurt jamais en aucun temps. Il ne commence pas d’être, ou ne cesse pas d’exister. Il est ingénéré, éternel, permanent, et ancien. L’Esprit n’est pas détruit lorsque le corps est détruit. O Arjuna, comment une personne qui sait que l’Esprit (Atmâ) est indestructible, éternel, ingénéré, et immuable, tue quelqu’un ou provoque quelqu’un d’être tué ?

LA MORT ET LA TRANSMIGRATION DE L’ÂME

Tout comme un homme revêt des vêtements neufs après avoir laissé les anciens ; de même, l’entité vivante (Atmâ, Jîva, Jîvâtma) acquiert de nouveaux corps après avoir rejeté les vieux corps. Les armes ne peuvent pourfendre cet Esprit (Atmâ), le feu ne le brûle pas, l’eau ne le mouille pas, et le vent ne le dessèche. L’Atmâ ne peut être coupé, brûlé, mouillé, ni asséché.
Il est éternel, omniprésent, inchangé, immuable, et ancien. L’esprit (Atmâ, le Soi) est dit être inexplicable, incompréhensible, et immuable. Connaissant cet Esprit comme tel, tu ne devrais pas t’affliger. Bien que tu penses que cette entité vivante ou corps prend naissance et meurt perpétuellement, même alors, O Arjuna, tu ne devrais pas t’affliger ainsi. Car la mort est certaine pour ce qui est né, et la naissance est certaine pour ce qui meurt. Par conséquent, tu ne devrais pas te lamenter sur l’inévitable. Tous les êtres, O Arjuna, sont non manifestés – invisibles aux yeux physiques – avant la naissance et après la mort. Ils se manifestent seulement entre la naissance et la mort. Y a-t-il là de quoi s’affliger ?

L’ESPRIT INDESTRUCTIBLE TRANSCENDE LE MENTAL ET LA PAROLE

Certains voient l’Esprit comme une merveille, d’autres le décrivent comme merveilleux, d’autres entendent parler de lui comme d’une merveille. Même après avoir entendu le concernant, peu de gens le connaît. O Arjuna, l’Esprit qui demeure dans le corps de tous les êtres est éternellement indestructible. Par conséquent, tu ne devrais pas pleurer pour personne.

LE SEIGNEUR KRISHNA RAPPELLE ARJUNA DE SON DEVOIR COMME GUERRIER

Ayant égard à ton propre devoir en tant que guerrier, tu ne devrais pas être indécis. Car, il n’y a rien de plus heureux pour un guerrier qu’une guerre juste. Seulement les guerriers favorisés, O Arjuna, reçoivent l’opportunité d’une telle guerre non préméditée, qui est comme une porte ouverte vers le ciel. Si tu ne veux pas combattre cette guerre juste, alors tu manqueras à ton devoir, tu perdras ta réputation, et tu t’affligeras le péché. Les hommes raconteront perpétuellement ta disgrâce. Pour les honorables, le déshonneur est pire que la mort.
Les grands guerriers penseront que tu t’es retiré de la bataille par crainte. Ceux qui t’on hautement estimés, perdront leur respect pour toi. Tes ennemis prononceront beaucoup de paroles injurieuses et mépriseront ta capacité. Que peut-il y avoir de plus douloureux ? Tu iras au ciel si tué au combat (répondant au devoir), ou victorieux tu jouiras du royaume terrestre. Par conséquent, debout donc, décidé à combattre, O Arjuna. Considérant le plaisir et la souffrance, le gain et la perte, la victoire et la défaite de la même façon, engage-toi dans ton devoir. En accomplissant ton devoir, tu ne commettras pas de péché.

LE SCIENCE DE KARMA-YOGA, L’ACTION DÉSINTÉRESSÉE

La sagesse de la connaissance transcendantale t’a été transmise, O Arjuna. Maintenant écoute la sagesse de Karma-yoga, le service désintéressé (Seva), car en y étant pénétré tu seras libéré des chaînes de l’action (Karma). Dans le Karma-yoga aucun effort n’est jamais perdu et il n’y a pas d’effet adverse. Même la moindre pratique de cette discipline protège l’homme de la grande peur de la naissance et de la mort. Un Karma-yogi tient une détermination résolue vers la réalisation de Dieu, O Arjuna, mais les désires sont innombrables et diverses de l’homme qui travaille pour jouir des fruits de son activité.

LES VEDAS TRAITENT L’ASPECT MATÉRIEL ET SPIRITUEL DE LA VIE

Le mal guidé prend plaisir dans le chant mélodieux de la Véda – sans comprendre le vrai objectif des Védas – réfléchit, O Arjuna, comme si il n’y a rien d’autre dans les Védas que des rituelles avec la seule raison d’obtenir les jouissances célestes. Ils sont dominés par les désirs matériels, et considèrent l’acquisition céleste comme étant le but le plus élevé de la vie. Ils s’engagent dans des rites spécifiques pour cause de prospérité et de jouissance. La renaissance est le résultat de leurs actions. La détermination résolue de la réalisation du Soi n’est pas formée dans le mental de ceux qui sont attachés aux plaisirs et au pouvoir, dont le jugement est obscurci par ces activités ritualistes. Une partie des Védas traite les trois modes ou états (Gunas) de la Nature matérielle.[3] Libère-toi des paires d’opposés, restes toujours équilibré et indifférent à toutes pensées d’acquisition et de préservation. Lève-toi au-dessus des trois états, en pleine conscience, O Arjuna. Pour la personne dont le Soi est réalisé les Védas sont aussi utiles qu’un petit réservoir d’eau lorsque l’eau d’un énorme lac devient disponible.

THÉORIE ET PRATIQUE DU KARMA-YOGA

Tu as Adhikara (droit, privilège) simplement sur tes devoirs respectifs, mais pas de contrôle ou de revendication sur les résultats. Les fruits du travail ne peuvent pas être ton motif. Tu ne devrais jamais être inactif. Accomplis ton devoir le mieux possible, O Arjuna, par ton mental attaché au Seigneur, abandonnant le souci et l’attachement intéressé aux résultats, et reste calme dans le succès et l’échec. L’équanimité du mental est appelée Karma-yoga. Le travail accompli avec des motifs égoïstes est très inférieur au service désintéressé ou le Karma-yoga.
C’est pourquoi sois un Karma-yogi, O Arjuna. Ceux qui travaillent pour jouir des fruits de leur labeur sont vraiment malheureux. (Car l’homme n’a pas de contrôle sur les résultats).
Un Karma-yogi devient dans cette vie même libéré du vice autant que de la vertu. S’efforcer de travailler le mieux possible sans être attaché aux fruits du travail est appelé Karma-yoga.
Les Sages Karma-yogis sont libérés des chaînes de la renaissance en renonçant à l’attachement intéressé aux fruits de tout travail, pour atteindre ainsi l’état de béatitude divine.
Lorsque ton intellect aura complètement franchi le voile de confusion, alors tu deviendras indifférent aux Écritures que tu connais et à celles qu’il te reste à connaître. Lorsque ton intellect, rendu confus par les opinions contradictoires et la doctrine ritualiste des Védas, restera ferme et inébranlable dans la concentration sur le Suprême Être, ainsi tu atteindras l’union avec le Suprême Être en état d’extase (Samadhi). Arjuna dit : O Krishna, quelles sont les marques d’une personne illuminée (Sthita-prajna) dont l’intellect est ferme ? Quelle est la façon de parler d’une personne dotée d’un intellect stable ? Comment une telle personne s’assied et marche ?

LES MARQUES D’UNE PERSONNE QUI S’EST RÉALISÉE

Le Seigneur Suprême dit : Lorsqu’un être est complètement libre de tous désirs du mental et est satisfait avec l’Éternel Être (Brahma) par la joie de l’Éternel Être, ainsi cet homme est appelé un illuminé (Sthita-prajna), O Arjuna. Une personne dont le mental est impassible au chagrin, qui ne sollicite pas les plaisirs, et qui est complètement libérée de l’attachement, de la peur, et de la colère, est appelée Sthita-prajna – un sage d’un intellect ferme. Ceux qui n’ont aucun attachement ; qui ne sont pas transportés dans l’obtention des résultats désirés, ni troublés par des résultats inopportuns ; leur intellect est considéré comme fermement établi.
Lorsque quelqu’un retire complètement ses sens des objets de perception comme une tortue retire ses membres dans sa carapace pour se protéger, alors l’intellect d’une personne est considéré comme fermement établi. Le désir pour les plaisirs sensuels s’évade lorsque l’homme s’abstient de jouissance sensuelle, bien que le goût envers la jouissance sensuelle subsiste. Cette envie disparaît aussi chez la personne qui a connu le Suprême Être.

LE DANGER DES SENS NON RESTREINTS

Les sens sans repos, O Arjuna, emportent fortement le mental, même d’une personne sage s’efforçant vers la perfection. L’homme devrait fixer son mental sur Moi dans une douce contemplation, après avoir mis les sens sous contrôle. Son intellect devient fermement établi, lorsque ses sens se trouvent complètement maîtrisés. L’homme développe l’attachement aux objets des sens, en pensant à ces objets de sens. Le désir envers les objets de sens vient de l’attachement aux objets de sens, et la colère vient des désirs inaccomplis. L’illusion ou les idées sauvages parviennent de la colère. Le mental est désorienté par l’illusion. Le raisonnement est détruit lorsque le mental est désorienté. L’homme s’égare du droit chemin lorsque le raisonnement est détruit.

L’OBTENTION DE LA PAIX ET DU BONHEUR PAR LE CONTRÔLE DES SENS ET DE LA CONNAISSANCE

Une personne disciplinée, se mouvant parmi les objets des sens sous contrôle et libérée de tout attachement et de toute aversion, atteint la tranquillité. Toutes les souffrances sont détruites en atteignant la tranquillité. L’intellect d’une telle personne tranquille devient vite complètement ferme et unie à l’Éternel Être (Brahma). Il n’y a pas de connaissance du Soi, ni de perception du Soi chez ceux qui ne sont pas unis à l’Éternel Être (Brahma). Sans la perception du Soi il n’y pas de paix, et sans paix il n’y a pas de bonheur. Le mental, lorsque contrôlé par les sens vagabonds, emporte l’intellect comme la tempête qui dérive un vaisseau en mer de sa destination – le rivage spirituel. Par conséquent, O Arjuna, l’intellect d’une personne devient ferme lorsque les sens sont complètement retirés des objets des sens. Le yogi, la personne modérée, se tient éveillé lorsqu’il fait nuit pour les autres. Il fait nuit pour le yogi lorsqu’il voit tous les autres éveillés. L’homme atteint la paix intérieure don le mental a dissipé tous les désirs sans créer moindre perturbation mental, comme l’eau d’une rivière qui se déverse en plein océan sans le perturber. Celui qui désire les objets matériels ne trouve jamais la paix. Celui qui abandonne tous désirs, et devient libéré de tout aspiration et d’émotion quant au « je » et « moi », atteint la paix. O Arjuna, ceci est l’état supraconscient (Brahma). Atteignant cet état, l’homme n’est plus abusé. Une fois parvenu dans cet état, même à la fin de la vie, la personne atteint Brahma-nirvana (ou, devient un avec l’absolu).

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[1] A titre d’exemple, voir note en annexe / Bagavad Gîtâ.

[2] « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? » (Matthieu 7.2)

« Et lorsqu’il eut ouvert le troisième sceau, j’entendis la troisième bête dire : – viens et vois ; et j’ai vu,… un cheval noir, et son cavalier tenait une balance à la main. Puis j’entendis une voix au milieu des quatre bêtes, disant : – une mesure de froment pour un sou et trois mesures d’orge pour un sou, et ne touchez ni à l’huile, ni au vin. » ( Apocalypse 6.6)

[3] Tamas (inertie), Rajas (activité) et Sattva (équilibre) représentent les trois Gunas (qualités) de la Nature matérielle, telles que décrites dans les Védas (écritures sacrées de l’Inde). Voir également Note / message 13 ;

Reçu par Pascal Bécu le 1er décembre 2015
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