Le jour où l’homme se libérera de sa conscience réductrice, avec ses lois, ses règles et ses objectifs, il découvrira la joie et la paix.
Et cette joie et cette paix feront qu’il s’aimera et aimera l’humanité tout entière.

Maître: J’aimerais savoir comment on se conforme au plan de Dieu.

Ramtha: Le plan de Dieu ? Qu’est-ce qui vous fait croire que Dieu nourrit un plan?

Maître: Il y a sûrement une raison faisant que les choses sont ce qu’elles sont.

Ramtha: Le Père ne connaît qu’un objectif: être, de sorte que toutes choses puissent exprimer la Vie qu’il est. S’il avait un plan vous n’auriez pas la liberté d’exprimer le Dieu en vous. Autrement dit, vous seriez privé de votre absolue originalité et de votre aptitude d’évoluer et de développer le principe de Vie appelé Dieu.

L’unique “objectif” de Dieu est d’être ce qu’il est. Il est toutes choses vibrant à l’unisson avec elles-mêmes, selon une note ayant son fondement dans la Pensée puis s’étendant dans la masse… vibrant, ajoutant à la conscience et prenant d’elle, exprimant un instant de plus de la vie. Toute chose s’exprime de concert avec toutes les autres dans l’instant suivant de l’éternité. si Dieu avait un plan il poserait des limites à l’avenir.

Ce tapis de poil sur lequel vous êtes assis, pour quelle raison est-il là? Parce qu’il est, tout simplement. Il est en conformité avec le dessein de Dieu par rapport à tout le reste. Pour quelle raison ce bien-aimé maître est-il en ce lieu? Parce qu’il est. Et ce bien-aimé maître là-bas, comment se trouve-t-il en accord avec le dessein de Dieu? En étant, tout comme vous. Et comment moi-même suis-je en accord avec le dessein de Dieu? Je suis entité. Je suis, comme l’est le tapis de poil par terre.

Comment moi-même m’adaptai-je au dessein de Dieu? En vous aimant. Je vous aime d’un amour très grand, aussi grand qu’il soit possible, car j’en ai la capacité. Je ne me préoccupe pas de savoir si mon amour peut être conforme à quelque dessein illusoire de Dieu!

Comment puis-je ajouter à l’étant global de la vie? En vous aidant à comprendre ce que le Père est vraiment et pourquoi il vous aime, indépendamment de ce que vous êtes. Et peut-être aussi en vous donnant une image plus nette de l’emboîtement des choses entre elles, afin que vous compreniez que leur raison d’être est tout simplement l’expression, non pas conformément à quelque plan, quelque mobile futur, mais du simple fait qu’elles sont en vie.

Cela est important. Car, comprenant que la vie est, sans plus, vous avez le pouvoir de créer la vôtre au mieux de vos aptitudes. Et vous pouvez être assuré de ceci: quoi que vous fassiez en un instant, vous vibrerez au milieu de toute vie et continuerez de le faire l’instant suivant et tous les instants à venir.

La vie est sans plan, maître. Elle est, sans plus. L’être est sa suprême expression. Ce qui importe, entité, est que vous soyez. Le reste est sans importance.

Maître: Il n’existe en conséquence aucune voie spécifique d’après laquelle vivre. L’on peut être et faire ce qu’on veut. Toutes choses “vont” pour ainsi dire.

Ramtha: Bien sûr! C’est là l’amour que le Père vous porte.

Maître: Mais dans ce cas quel est le sens de la vie?

Ramtha: Le sens de la vie, maître, est d’exprimer sur la scène de la Vie les pensées que vous nourrissez en vous. Et quelle que soit l’expression à laquelle elles vous conduisent, sachez que celle-ci est invariablement en harmonie avec la Vie qui toujours est.

L’objectif de la vie est d’avoir part en elle, d’en être le créateur, d’en être la lumière. Il n’existe pas d’autre destinée que celle consistant à vivre et à vous permettre d’être selon vos désirs tandis que la vie se déploie en vous, instant après instant. Et sachez que vous êtes doué de liberté illimitée. Vous pouvez être, faire et devenir tout ce que vous désirez.

Maître: Mais dans ce cas, certains actes ne seront-ils pas en contradiction avec la loi de Dieu dont il est question dans la Bible?

Ramtha: Magnifique entité, votre bien-aimé Père n’a créé aucune loi, sauf une, celle vous demandant d’exprimer la vie conformément à votre volonté souveraine, car il n’y a que par l’exercice de la volonté que vous pouvez développer la conscience de toute vie – ce que le Père est. Si Dieu était une entité créatrice de lois il nierait votre liberté d’expression – et la sienne -, par laquelle la vie évolue et se perpétue. Il serait une source limitée ayant une fin! Or Dieu n’a pas de fin.

Ce que vous dénommez “Loi de Dieu”, telle que consignée dans le Livre des Livres, est constituée de lois multiples car chaque prophète a ajouté à la Loi. Dire que la “Loi de Dieu” prévoit ceci ou cela, ou interdit ceci, ou commande de faire cela est une puissante déclaration. À cause d’elle les gens ont appris à se soumettre à Dieu et à le craindre. Un enfant n’a pas à craindre ses parents!

La Loi de l’Un que j’enseigne implique que Dieu, la source de toute vie, permet à tous de s’exprimer par son être comme ils le veulent, en vertu de leur liberté. Car par la liberté seule vous pouvez arriver à connaître le Père et vous unir de nouveau à lui. Et le jour où vous aurez fait retour au Père et qu’il contemplera son retour à lui-même, ce sera assurément un grand jour car vous serez devenu tel que le Père est, c’est-à-dire amour illimité, joie illimitée, être illimité.

Dieu le Père est sans lois! C’est l’homme et non Dieu qui a créé les lois. Le Père a donné à l’homme le libre arbitre afin qu’il soit le souverain législateur en son royaume – afin qu’il puisse créer avec la pensée toute croyance, toute vérité, toute attitude pertinente à une meilleure compréhension de l’ensemble de la vie. L’homme a fait usage de cette liberté pour créer des lois qu’il juge nécessaire à la vie sociale. Malheureusement la plupart des lois ont été établies sans pitié, uniquement dans le but d’intimider et de réduire à l’esclavage les gens. Elles ont été établies avec l’intention de limiter la liberté, non pas de l’exalter. si l’homme ne peut vivre sans lois c’est perce qu’il vit dans la terreur de lui-même et donc pense que les lois sont indispensables pour le gouverner. La seule raison en est qu’il a perdu le sens de sa nature divine et de son immortalité.

Maître: Mais en l’absence de lois, Ramtha, comment serait-il possible d’empêcher quelqu’un d’exprimer le mal en lui – de commettre des actes répréhensibles?

Ramtha: Permettez que je vous dise ceci, maître: dans l’arrangement cosmique toutes choses sont et il n’existe pas quelque chose comme le mal. Bien que l’on ait écrit que l’homme est mauvais en son âme, cela n’est pas vrai; il est divin en son âme. Car son âme et tout ce qu’il est sont de Dieu; ils ne peuvent avoir d’autre origine.

Rien n’est hors de la juridiction du Père, de l’Être. absolument rien! Toute pensée, tout acte jugé comme mauvais par quelqu’un, comme néfaste ou erroné, existe dans la conscience de cette personne, si bien que ladite pensée fait nécessairement partie de l’Esprit de Dieu. Et dans la mesure où toutes choses font partie de Dieu, dire d’une chose qu’elle est mauvaise signifierait également que Dieu est mauvais, ce qu’il n’est assurément pas. Non plus que Dieu n’est bon car il ne peut être bon qu’au regard du mal.

Dieu en fait n’est ni bon ni mauvais; il n’est pas plus le mal que le bien. Non plus qu’il n’est parfait. Le Père est la qualité d’être de toute vie, l’instant d’éternité qui s’écoule dans la joie pour la joie de connaître. La Force de Vie n’a pas capacité de se dénaturer, de sortir de l’état d’Être en jugeant une part d’elle comme bonne ou comme mauvaise, diabolique ou divine, parfaite ou imparfaite.

Savez-vous ce qui se produirait si Dieu jetait les yeux sur quelqu’un et disait: “Ce que tu fais est mal”? La conscience de l’entité qui exprime une chose qu’elle a besoin d’exprimer serait entièrement privée de vie. Et si pareille chose pouvait se produire alors la Vie cesserait d’exister parce que le libre arbitre, ce qui rend possible la création, cesserait d’exister. mais Dieu est intégralement illimité, il est la totalité non divisée de l’Être. Dieu ne peut pas se dévisager avec les yeux de la limitation, de la restriction. S’il le pouvait, vous ne seriez pas en ce monde, à exprimer la faculté de vous juger ou de juger vos frères.

Il n’y a ni bien ni mal, maître; il n’y a qu’être, et dans l’être toutes choses se mesurent uniquement en termes d’accomplissement. ce que vous avez un jour fait, aussi beau ou abject que cela vous ait paru être, vous l’avez fait pour les besoins de la connaissance. Votre âme vous y incitait, afin d’apprendre par cette expérience et de progresser dans la sagesse. Ce qui n’est ni mauvais ni pervers, c’est le prix à payer pour devenir Dieu.

C’est l’homme et non Dieu qui juge l’homme. l’homme, dans sa créativité, a inventé la balance du bien et du mal afin de retirer à ses frères la liberté d’expression. la peur de la punition, en cas de non-respect du dogme religieux ou des lois d’un pays, est l’épée qui a régi et contraint les nations pendant des siècles et des siècles. Et s’il pouvait y avoir ce que vous appelez une chose “mauvaise”, ce serait celle consistant à ôter à une entité la liberté d’exprimer Dieu en lui. En fait, chaque fois que quelqu’un agit ainsi vis-à-vis de son semblable, il agit également de la sorte envers lui-même – et de façon plus marquante encore. Chaque fois que vous imposez à quelqu’un un jugement ou une limitation, cela devient loi dans votre propre conscience, et c’est en vertu de cette même loi que vous vous limiterez et vous jugerez.

L’homme n’est pas mauvais en son âme. Bien qu’il vive sous l’auspice du mal, selon un entendement supérieur un tel mal n’a pas d’existence. seule existe le théâtre de la Vie qui accorde à chacun le droit de créer avec sa pensée selon ses choix. C’est là l’unique réalité qui soit. Dans cette réalité Dieu permet que soit créée l’illusion du mal par la superstition, les croyances dogmatiques et les attitudes très limitées – d’enfermement – de l’homme en général. À force d’observation, de jugement et d’espérance du mal, le mal finit par vraiment exister dans la réalité de quelqu’un – mais uniquement dans la réalité de cette personne.

Les seules lois qui aient une existence sont celles que vous établissez et rendez effectives dans votre vie. Si vous décidez de croire au bien et au mal, alors cette croyance devient une réalité pour vous, et vous n’êtes pas le moins du monde dans l’erreur. mais rappelez-vous que c’est seulement votre réalité, non pas la mienne ou celle de quiconque. Elle est vôtre, conformément à une pensée, une croyance, une opinion.

Aussi longtemps que vous garderez cette opinion elle aura certainement une réalité. Le jour où vous ne lui accorderez plus votre foi, elle cessera d’être une réalité. Les choses sont aussi simples que cela.

Maintenant, maître, dites-moi ce qu’est le mal pour vous. Comment comprenez-vous le mal?

Maître: Eh bien, je dirai qu’il est opposé du bien. Mais le mal implique surtout pour moi le fait de nuire à quelqu’un.

Ramtha: Vraiment? Et pourquoi cela serait-il un mal?

Maître: Parce que, pour prendre un exemple, si quelqu’un nuit à ma fille, c’est un mal. Disons qu’il y a risque de mort pour elle.

Ramtha: C’est là votre jugement du mal. Car quel mal y a-t-il à mourir?

Maître: Vous pensez donc que même le meurtre n’est pas un mal?

Ramtha: C’est juste. Je ne pense pas que le meurtre soit un mal, parce que je ne me limite pas, pensant que quoi que ce soit puisse prendre fin: pour moi, rien n’est jamais détruit. Absolument jamais! Le Père, qui est Être et Vie pour toujours n’a rien créé qui soit supérieur à lui et qui puisse contrecarrer la garantie de vie. Ce que le Père a créé, maître, rien ne peut le soumettre; cela vivra éternellement. Par conséquent, votre enfant ne serait pas anéantie, puisque rien ne peut détruire la vie de Dieu.

Maître: Donc, selon vous, le meurtre lui-même n’est ni un mal ni un préjudice?

Ramtha: C’est bien cela. Maître, je vous dis que la vie est sans fin. Elle est encore et toujours. Et d’instant en instant chaque entité s’exprime sur la scène de la Vie, chacune a d’innombrables occasions de s’accomplir dans le bonheur. Mais la manière dont il décidera d’accomplir chaque instant dépendra toujours de sa volonté et de ses désirs et de ce qu’il sentira être bon pour lui. Tel est son choix. Telle est la seule vraie force qui gouverne l’homme – les pensées et les émotions qui l’animent dans ses profondeurs.

Vos gouvernements et vos religions peuvent tenter de contraindre les masses par des lois et des règles et des réglementations, mais jamais ils n’arriveront à gouverner la volonté de l’entité secrètement en action dans sa pensée; seule l’entité peut le faire. Et si la volonté incite une entité à tuer quelqu’un, pour de bon ou seulement en son âme par la pensée (les deux se valant, car ce qui est fait en pensée c’est comme si cela était déjà fait concrètement – et il n’existe pas une seule entité qui n’ait pourfendu quelqu’un par la pensée), cette entité donc a besoin de faire pareille expérience. Celle-ci a sa raison d’être. et j’aimerais que vous compreniez que l’entité qui prend part à cette expression du meurtrier n’est en fait pas la victime de ce dernier. Car peut-être avait-elle réfléchi à la possibilité d’être brûlée, pourfendue ou rudoyée. Et du fait même qu’elle a envisagé telle chose et la craignait, elle l’a attirée jusqu’au seuil même de sa maison. Aussi l’un et l’autre, celui ayant besoin de tuer et celui ayant besoin d’être tué – du fait qu’il lui faut comprendre ce que c’est que de se faire tuer – s’attirent-ils mutuellement… pour les besoins de l’expérience.

Grand nombre de gens seront horrifiés par un tel acte. Ils jugeront et maudiront le tueur. Mais moi j’aime l’entité qui a tué. Car comment m’en empêcherais-je? Serait-il hors de la providence, de la Vie, des merveilles de Dieu? Non point, maître.

La victime renaîtra, encore et encore, car la vie est perpétuellement, continûment. C’est la seule chose qui soit perpétuelle. Si j’abhorrais l’acte et jugeais le meurtrier, c’est moi-même que je jugerais et ma vie serait affectée par ce jugement, je peux vous l’assurer. car le JE SUIS aurait pris une part de soi-même et l’aurait séparée de son être. En conséquence, j’aurais perdu mon intégrité. Comprenez-vous? Le meurtrier a d’ores et déjà prononcé sa propre sentence, car il sera à la merci de ses attitudes devant son acte, il lui faudra les assumer au royaume de sa pensée et de son émotion dans l’éternité des instants qui suivront.

Je n’abhorre pas l’acte. je l’ai soumis à ma raison. Je le comprends. Je ne m’arrête plus à lui.

Dans l’Intelligence appelée Dieu, rien n’est mal. Tout est expérience procurant de la sagesse. Voilà la réponse que je vous fais. Et le jour où l’homme ne sera plus condamné par ses frères et qu’il s’apercevra qu’il n’est pas mauvais en son être, qu’il est Dieu en son être, qu’il comprendra qu’il est intégralement aimé et soutenu par la Force de Vie appelée Dieu, ce jour-là s’éteindra son besoin d’expérimenter la guerre ou le viol ou le meurtre, ou toute autre situation du même genre, en sorte de pouvoir comprendre son mérite, sa puissance d’être et son immortalité. Et lorsque l’homme se sera libéré de cette conscience réductrice, avec ses lois et ses desseins et ses règles, il découvrira la joie et la paix d’être grâce auxquelles il pourra s’aimer et aimer l’humanité tout entière et permettre que tous vivent en toute liberté, chacun suivant ses propres desseins chargés de sens. Il aimera comme Dieu aime. Alors il sera comme Dieu est – il sera le fondement qui nourrit et garde toute vie. Ainsi soit-il.

Ramtha

Suite : La Vie est Exempte de Lois ( 2ème partie )

Partagé par : www.messagescelestes-archives.ca – Messages Célestes


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